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Des centaines de migrants honduriens approchent de la frontière mexicaine

Des personnes font la queue derrière une barrière. Un panneau indique « Migration ».

Bien que la plupart des migrants de la caravane disent vouloir se rendre aux États-Unis, le Mexique leur offre des visas humanitaires s'ils s'inscrivent avec les documents appropriés. Ces visas leur permettraient de travailler et de vivre au Mexique pendant un an.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Agence France-Presse

Des centaines de migrants honduriens approchaient vendredi de la frontière entre le Guatemala et le Mexique, déterminés à atteindre ensuite les États-Unis et à laisser derrière eux la pauvreté et la violence qui minent leur pays.

Après avoir traversé le Guatemala, des dizaines d'entre eux ont commencé à se rassembler devant deux postes-frontières, principalement celui de Tecun Uman (sud-ouest du Guatemala).

Ces migrants, parmi lesquels se trouvent parfois des enfants, font partie d'une caravane comptant 3543 personnes, partie mardi soir de la ville hondurienne de San Pedro Sula, a indiqué à des journalistes Alejandra Mena, porte-parole de l'Institut guatémaltèque des migrations. Ils avaient franchi la frontière avec le Guatemala mercredi.

Ils effectuent leur périple à pied ou à bord de camions et d'autobus, en dépit de l'avertissement du nouveau président guatémaltèque Alejandro Giammattei que le Mexique ne les laissera pas entrer.

Depuis 2019, le Mexique a déployé à ses frontières plusieurs milliers d'hommes de la Garde nationale afin de contenir la vague de migrants qui cherchent à atteindre les États-Unis, une mesure critiquée par les organisations de protection des droits de l'homme.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a offert vendredi 4000 emplois, dans le sud du Mexique, aux migrants de cette caravane, précisant qu'une partie pourrait aussi être attribuée à des Mexicains.

[L'objectif de la caravane] est que nous puissions tous passer la frontière, peu importe comment; l'objectif, c'est les États-Unis.

Luis Orellana, 24 ans, parti du village de Quetzaltepeque (est du Guatemala)

Quoi qu'il arrive, nous passerons, parce que nous refusons que nos efforts restent vains, a ajouté Karen Carcamo, 18 ans, qui fuit le chômage. Une autre migrante, Kenia Caceres, 36 ans, a expliqué avoir fui la violence au Honduras avec ses deux filles de 13 et 16 ans, dont l'une a été enlevée et violée par un membre d'un gang.

Plusieurs autres caravanes se sont formées au Honduras depuis un an et demi. La première, partie le 14 octobre 2018, regroupait plus de 2000 personnes qui s'étaient mises en marche vers le nord dans l'espoir d'entrer aux États-Unis.

Au moins trois autres caravanes, moins importantes, avaient suivi au cours du premier trimestre de 2019. Le phénomène s'était ensuite arrêté en raison du déploiement de militaires à la frontière par le président américain Donald Trump.

M. Trump a imposé des accords migratoires au Salvador, au Guatemala et au Mexique sur les demandes d'asile, visant à freiner l'immigration illégale.

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