•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les femmes de la Saskatchewan inspirent l’artiste Madonna Hamel à Val Marie

Madonna Hamel est debout dehors dans la neige. Elle a un gros foulard rouge vin.

Madonna Hamel devant sa maison à Val Marie

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Radio-Canada

« Wow! » J’ai presque le souffle coupé en entrant dans la maison de Madonna Hamel, située à Val Marie, au sud-ouest de la province.

Il n’y a aucun doute, l’âme et l’esprit de cette femme débordent de créativité. Son petit appartement est rempli de livres, de plantes, de figurines et de collages. L’artiste, qui est aussi auteure, s'imprègne de ces objets d’art qui sont une source d’inspiration pour elle. C’est une bonne chose puisque cet hiver, elle passe des heures et des heures à son clavier afin de transformer sa pièce Mothers’ Apron en roman. 

Résidente de Val Marie depuis 2014, Madonna Hamel a eu l’idée d’écrire la pièce Mother’s Apron lors de sa première année en tant qu’employée au musée du village. Elle a remarqué tous les chapeaux de cowboy accrochés sur le mur qui représentaient les réalisations et le talent des hommes.

Mais qu’en etait-il de l’histoire des femmes? Depuis cette découverte, Madonna Hamel s’est donné comme mission de le raconter.

« Le tablier d’une mère »

Après sa visite au musée, Madonna Hamel a choisi le tablier pour représenter l’histoire des femmes de la Saskatchewan. 

Elle a commencé par discuter avec des femmes de Val Marie. Madonna Hamel raconte qu’au début, ces femmes ne ressentaient pas beaucoup de fierté à parler de leur tablier. Mais tranquillement, elles ont commencé à être plus à l’aise. Pour plusieurs d’entre elles, le tablier est un outil de travail. 

Toute ma recherche montre que les pionnières travaillaient en équipe avec leur mari. Ce n’est pas une question de qui est le plus important . Le mari et sa conjointe travaillaient ensemble.

Madonna a utilisé ses talents journalistiques et artistiques pour transformer les histoires en collage avec des citations. Les collages représentent les personnages de sa pièce Mothers’ Apron. Comme personnages, elle met en scène une mariée par correspondance, une sage femme métisse, la propriétaire d’une pension, une pilote et une fermière de l’Armée de Terre.

Madonna Hamel sur l'estrade. Elle porte un tablier

Madonna Hamel présente sa pièce à Val Marie

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

La pièce est une série de saynètes illustrant la vie de ces cinq femmes. Madonna a fait la première lecture publique de sa pièce il y a trois ans, à Val Marie, et depuis, elle l’a présentée à plusieurs reprises. 

Elle sent qu’elle a encore beaucoup à raconter. Elle espère faire briller l’histoire de ces femmes dans un roman, cet hiver, grâce à une bourse qu’elle a reçue de Saskculture. 

Val Marie, le village natal de sa mère

Madonna a beaucoup à raconter et elle ne se retient pas. Il est stimulant être en sa compagnie. 

Une vieille photo noir et blanc dans un cadre

La mère de Madonna, Aurore Hamel (Laprise), née à Val Marie en 1930

Photo : Madonna Hamel

Elle est arrivée à Val Marie un peu par hasard. Sa mère est originaire de Val Marie, un village tout près du Parc national des Prairies. Mais Madonna Hamel a passé son enfance et sa vie adulte un peu partout en Amérique du Nord. Elle a notamment vécu en Colombie-Britannique, au Québec et au Michigan. Madonna Hamel a travaillé, entre autres, comme journaliste, comédienne et même choriste dans un groupe de Blues.  

C’est  lors d’un voyage à Val Marie avec ses deux soeurs qu’elle a pris connaissance d’une retraite d’artiste au couvent du village transformé en B&B. 

Quelques années plus tard, en 2014, elle est venue passer un mois comme artiste en résidence. C’est à ce moment-là que le village et le paysage sauvage des Prairies ont pris leur emprise sur son âme d’artiste. 

Chaque fois que je marche dans le Parc national des Prairies, j’ai ce sentiment intense de déjà-vu que j’ai jamais ressenti auparavant. Mon souhait c’est de développer une sensibilité assez subtile pour comprendre ce que la terre me dit, parce que je pense que c’est la terre qui parle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Société