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Naheed Nenshi réclame un « fair deal » pour Calgary

Naheed Nenshi lors d'une entrevue, devant les armoiries de la Ville de Calgary.

Naheed Nenshi veut que Calgary ait son mot à dire dans les négociations entre la province et le fédéral.

Photo : Ville de Calgary

Laureen Laboret

Depuis le 9 novembre 2019, l'Alberta est en période de consultation en vue de trouver une entente équitable par laquelle la province aimerait négocier sa place dans le pays et avoir plus de contrôle sur sa propre économie. Au niveau local, le maire de Calgary, Naheed Nenshi, souhaiterait aussi faire valoir les intérêts de sa ville.

Afin de faire entendre ses inquiétudes, le maire compte soumettre des recommandations au comité d'experts chargé de consulter les Albertains, par l'intermédiaire du comité des Affaires intergouvernementales,

Parmi ces recommandations, trois sont prioritaires :

  • La Ville veut s’assurer que le gouvernement provincial ne prendra pas exemple sur le Québec où le gouvernement de François Legault n’autorise pas les municipalités à directement négocier et passer des ententes avec le gouvernement fédéral;
  • La Ville veut que le gouvernement albertain s’engage à l'intégrer dans les discussions entourant l’entente qu’il va passer avec Ottawa;
  • La Ville veut aussi que la province s’assure que cette entente soit juste envers les grandes villes albertaines, ainsi qu’il respecte et travaille à améliorer les Chartes des villes.

Pour moi, si on parle d'une entente équitable pour l'Alberta au Canada, c'est important d'en parler pour Calgary en Alberta.

Naheed Nenshi, maire de Calgary

Pour Naheed Nenshi, si ces demandes ne sont pas respectées, la Ville pourrait sortir grande perdante, comme en passant à côté d’investissements fédéraux. Cela laisserait sur le carreau des centaines de millions ou de milliards de dollars, ce qui mènerait à des inefficacités administratives et beaucoup de paperasse, affirme-t-il.

Manque de dialogue et écran de fumée

Selon lui, nul doute que Calgary doive garder une certaine indépendance, en raison du poids important qu'elle a dans la province, d'un point de vue politique, mais aussi économique. La Ville de Calgary comme gouvernement, mais aussi comme employeur, a beaucoup de choses à dire, affirme le maire.

D'ailleurs, Naheed Nenshi le disait déjà il y a un mois : il espère que le dialogue va s’ouvrir davantage entre les niveaux municipal et provincial, mais il constate que ce n'est pas le cas pour l'instant.

Il avoue aussi ne pas vraiment croire à l’utilité de ces consultations publiques, qu’il perçoit plutôt comme une distraction du travail à faire. Ce qui m'intéresse, c'est aider à améliorer la vie des gens, pas de m'engager dans des tactiques politiques, ajoute-t-il.

Les consultations sur l'entente du fair deal de l’Alberta continuent dans toute la province. Vendredi soir, le comité d'experts se rendra à Medicine Hat et devra reprogrammer sa réunion d’Airdrie, annulée à la suite du décès de l’un de ses membres, Jason Goodstriker.

Avec les informations Scott Dippel

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Alberta

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