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Livraison à domicile ou nouvelles succursales? : le dilemme des épiceries en vrac

Nourriture vendue en vrac dans une épicerie zéro déchet.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Maxime Denis

L'accessibilité aux épiceries en vrac repousse certains consommateurs par manque de temps ou pour éviter de faire des détours.

Le Québec compte déjà une trentaine d'épiceries en vrac et zéro déchet, dont une douzaine dans la région de la Capitale-Nationale. Certaines épiceries envisagent d'offrir un service de livraison à domicile, d'autres s'intéressent plutôt à ouvrir davantage de succursales.

L'épicerie en vrac et zéro déchet La Récolte a pignon sur rue depuis trois ans à Québec. Après l'ouverture de deux succursales dans Limoilou et Montcalm, la direction souhaite offrir la livraison à domicile.

Suite aux demandes de la clientèle pour offrir le service dans différents secteurs de Québec, l'équipe de l'épicerie a eu l'idée d'opter pour la livraison plutôt que d'investir dans une nouvelle succursale.

Pour se faire, La Récolte a lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche. L'argent servira à implanter le système de pots consignés et à livrer les commandes à vélo ou en voiture hybride Communauto.

C'est un peu comme si on faisait une troisième boutique parce, qu'il faut qu'on ait quand même un bon inventaire pour être capable justement de livrer l'épicerie à tout le monde et en termes de logistique aussi, explique la coordonnatrice à la livraison à La Récolte, Alison Beaulieu-Sherping.

La propriétaire Flavie Morin devant une rangée de récipients contenant des aliments en vrac.

La propriétaire Flavie Morin devant une rangée de récipients contenant des aliments en vrac.

Photo : Radio-Canada / Nahila Bendali

Même son de cloche dans Portneuf, à la nouvelle épicerie en vrac Mille & un Bocaux de Donnacona.

Portneuf, c'est quand même très grand. C'est vaste, contrairement à Québec, où la population est très rapprochée. C'est donc plus complexe d'aller livrer, mais j'aimerais peut-être offrir des petits points de dépôt un peu partout dans Portneuf, lance la propriétaire Marilyn Beaulieu.

Elle n'aimait pas devoir faire une heure de route pour réduire ses déchets en faisant ses achats. C'est pourquoi elle a décidé d'ouvrir sa propre épicerie.

Après un mois d'activité, la propriétaire constate un engouement des gens de la banlieue ouest de Québec pour l'achat en vrac.

J'ai 50 % des clients qui sont de nouveaux clients et qui découvrent c'est quoi l'achat en vrac. J'ai 50 % des gens qui sont déjà habitués, précise Marilyn Beaulieu.

L'intérieur d'une épicerie en vrac.

La propriétaire de l'épicerie en vrac et zéro déchet Mille & un Bocaux, Marilyn Beaulieu, en compagnie d'une cliente.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Peu importe qu'il y ait livraison ou non, les succursales seront toujours importantes, selon Alison Beaulieu-Sherping.

Je pense que le contact avec les gens, c'est super important. Donc d'avoir des boutiques physiques, je pense qu'il y a quelque chose de rassurant. Tu vois aller les gens qui travaillent, les conseillers, ceux qui sont sur le plancher, conclut-elle.

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