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2 Ontariens accusés dans un trafic de contrebande lié à un programme nucléaire du Pakistan

Un camion aux couleurs de camouflage avec des militaires et un missile sur le dessus.

En 2016 lors d'une parade, le Pakistan a démontré des capacités nucléaires.

Photo : Associated Press / Anjum Naveed

La Presse canadienne

Deux Ontariens et trois autres personnes ont été mis en accusation aux États-Unis en raison de leur implication dans un réseau de contrebande de matériaux, dont des pièces d'avion et du matériel de communication par satellite, qui visait à soutenir le programme nucléaire du Pakistan.

Muhammad Ahsan Wali, 48 ans, et Haji Wali Muhammad Sheikh, 82 ans, tous deux de Mississauga, en Ontario, font partie des cinq hommes qui auraient prétendument participé au stratagème.

Le groupe a été mis en accusation devant la cour fédérale américaine en octobre pour conspiration visant à violer l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) et l'Export Control Reform Act (ECRA), mais le document contenant l’acte d’accusation a été scellé jusqu’à mercredi.

Les accusés, parmi lesquels figurent des personnes originaires du Pakistan, de Hong Kong et du Royaume-Uni, sont toujours en liberté, mais les autorités américaines affirment qu'elles lanceront des mandats d’arrestation.

L'acte d'accusation, récemment publié, soutient que le groupe a exploité un réseau d'approvisionnement international de sociétés-écrans afin d’introduire clandestinement des marchandises américaines à deux organisations liées au programme nucléaire du Pakistan.

L'acte d'accusation recense 38 exportations illégales distinctes à l'Advanced Engineering Research Organisation, qui fournit des armes aux forces armées pakistanaises, et à la Pakistan Atomic Energy Commission, des organisations dont les activités ont été jugées contraires à la sécurité nationale ou à la politique étrangère des États-Unis.

Ces matériaux comprenaient des pièces d'avion et de moteur, des capteurs de puissance, des semi-conducteurs et du matériel de communication par satellite, entre autres.

Le comportement présumé de ces cinq personnes présentait plus qu'une violation des lois américaines sur l'exportation, elle constituait une menace pour les intérêts des États-Unis en matière de sécurité nationale et de l'équilibre délicat du pouvoir entre les nations de la région, a expliqué l'agent spécial responsable, Jason Molina, de la Sécurité intérieure.

Le Service d'enquêtes criminelles de la Défense nationale américaine a déclaré que l'arrêt des activités illégales d'exportation de technologies de défense sensibles est une priorité absolue.

Les accusations et les allégations énoncées dans l'acte d'accusation n'ont pas été prouvées devant les tribunaux.

Avec des informations de CBC

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