•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La lumière au bout du pipeline pour les pétrolières

Trois travailleurs s'affairent sur une canalisation.

Les projets de pipeline ont été retardés à cause des contestations judiciaires au sujet de l'environnement.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Nassima Way

Trois projets de pipelines pourraient être en exploitation d'ici l'automne 2020, ceux qui s'y opposaient ayant été déboutés par des décisions judiciaires.

La construction est en cours pour les projets Trans Mountain, Keystone XL et de la Ligne 3.

Trans Mountain, le pipeline de tous les Canadiens

Jeudi, la Cour suprême a rejeté l’appel de la Colombie-Britannique qui affirmait avoir le droit de limiter le volume de pétrole transporté dans l’oléoduc Trans Mountain, car cela présentait un risque environnemental important pour son territoire en cas de déversement.

Le président de l’association canadienne de pipelines d'énergie, Chris Bloomer, explique que cette décision envoie un message important aux provinces. Je pense que cette décision va renforcer la compétence du gouvernement fédéral, soutient M. Bloomers.

Même s'il y a encore des procédures judiciaires en cours contre le projet, le politologue Frédéric Boily estime que l'opposition au projet a beaucoup diminué.

La résistance autochtone est moins importante [qu'avant].

Frédéric Boily, politologue

Du côté même des Autochtones, on voit qu’il y a une division, il y a des Autochtones qui sont pour à peu près tous les projets de développement en matière énergétique, que ce soit Trans Mountain ou le gaz naturel liquéfié, explique Frédéric Boily.

Keystone XL, le mal aimé

Cette résistance semble aussi diminuer pour le pipeline Keystone XL, car en août dernier, la Cour suprême du Nebraska a approuvé le nouveau tracé du pipeline.

D'ailleurs, la construction de la portion aux États-Unis va commencer le mois prochain, et la connexion des tuyaux à la frontière canado-américaine est prévue en avril.

Une carte montrant l'ancien et le nouveau tracé du pipeline entre Hardisty, en Alberta, et la côte sud du Texas. Le nouveau tracé empruntant une route plus directe plutôt que de faire un détour vers le sud du Manitoba comme l'ancien.

En vert, le tracé du nouveau pipeline Keystone XL proposé qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant.

Photo : Radio-Canada

Le président de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, Tim McMillan, se réjouit que les causes de Trans Mountain et de Keystone XL gagnent du terrain en justice. Je suis certes optimiste, mais je ne vois pas les efforts de nos opposants diminuer , dit M. McMillan.

Le parcours discret de la Ligne 3

Le projet de remplacement de la Ligne 3 de la compagnie Enbridge sera peut-être celui qui sera réalisé le plus rapidement : sa mise en service est prévue dans environ cinq mois.

Contrairement aux projets de Keystone XL et Trans Mountain, l’opposition aux travaux de remplacement de la Ligne 3 n’a pas été aussi virulente.

Un travailleur pose les dernières touches au pipeline, posé au fond d'un fossé de terre.

En 2018, Enbridge a commencé la construction d'un segment de 22 km qui relie son pipeline Ligne 3 à un terminal, à Superior, au Wisconsin.

Photo : Associated Press / Richard Tsong-Taatarii

La seule vraie complication a consisté dans ses relations avec le Minnesota, qui souhaitait un nouveau tracé dans son État. Les travaux aux États-Unis ont été retardés à cause d’un problème administratif, mais la portion canadienne du pipeline entre l’Alberta et le Manitoba est déjà en service.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Industrie pétrolière