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Encore des messages uniquement en anglais à bord du train léger d'Ottawa

Sur le panneau, on peut lire : « Attention : Le service est retardé ».

Un panneau électronique indique que le service du train léger d'Ottawa est retardé, le lundi 16 septembre 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Radio-Canada

Quatre mois après la mise en service de la ligne de la Confédération, des opérateurs du train léger d'Ottawa font encore des annonces publiques uniquement en anglais lors de retards ou de problèmes.

En situation d'urgence, l'information pour les usagers dans les wagons est transmise par les opérateurs via le système de haut-parleurs. Or, certains ne semblent pas à l'aise dans la langue de Molière.

À titre d'exemple, Radio-Canada a pu entendre, en fin de journée jeudi, l'opérateur d'un train qui arrivait à la station Hurdman s'adresser aux passagers uniquement en anglais. Il les a informés qu'ils devaient prendre un autobus pour poursuivre leur voyage vers l'est de la ville, en raison de l'interruption prolongée du service.

Une douzaine de personnes attendent à l'arrêt d'autobus.

Des usagers du train léger ont dû se rabattre sur l'autobus, jeudi, afin de se rendre dans l'est d'Ottawa, après un bris majeur à la station St-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Le maire Jim Watson a confirmé, vendredi matin, être au fait des messages unilingues à bord des trains. Il a indiqué que les responsables municipaux tentent de remédier à la situation.

Je vais parler avec [John] Manconi et son équipe pour assurer qu'il y a la capacité de parler dans les deux langues officielles dans une urgence comme on a vu hier [jeudi], a dit M. Watson lors d'un point de presse sur le bris du système d'alimentation électrique à la station St-Laurent.

Pour sa part, le dirigeant d'OC Transpo, John Manconi, a rappelé qu'il y a dans le budget des ressources allouées à l'emploi de personnel bilingue pour toutes les stations du train. Il promet par ailleurs qu'il y aura éventuellement un service bilingue précisément pour les situations hors de l'ordinaire.

On va mettre d'autre personnel dans la situation d'urgence qui peut parler les deux langues. Dans l'équipe avec les vestes rouges, il y a un pourcentage [d'employés] qui parlent français et anglais, a-t-il indiqué.

Des dizaines de personnes attendent devant la station de train léger.

Les foules étaient nombreuses à attendre les autobus à la station Hurdman le 16 janvier 2020 en après-midi pour se rendre dans l'est d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

La solution est pourtant simple, selon l'ACFO

Ce n'est pas la première fois que des opérateurs du train léger sont incapables d'informer les usagers dans les deux langues officielles. En octobre, certains avaient dénoncé une situation semblable.

Selon l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), il est primordial de communiquer de manière efficace avec les francophones surtout en cas d'interruption de service. La directrice générale de l'organisation, Ajà Besler, estime qu'il s'agit d'une question de sécurité.

S'il y a une situation d'urgence, les gens pourraient mal comprendre ce qui se passe parce que le message n'est pas offert en français, a-t-elle dit.

Il y a beaucoup de solutions simples et peu coûteuses.

Aja Besler, directrice générale de l'ACFO

En fait, selon elle, il ne s'agit pas d'exiger que tous les conducteurs soient parfaitement bilingues, mais de trouver un juste milieu.

On peut avoir des messages préenregistrés, on pourrait même créer un lexique de quelques phrases clés pour les conducteurs, a indiqué Mme Besler.

Avec les informations de Nicolas Haddad

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