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Pénurie de travailleurs : le défi du chantier maritime Verreault

Des soudeurs du Groupe maritime Verreault

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes

Le Chantier maritime Verreault des Méchins a un urgent besoin de travailleurs. Le défi du recrutement ne peut qu’être plus difficile avec le projet d’agrandissement. Des initiatives sont mises de l’avant pour tenter de se démarquer des autres entreprises à une époque où les employés se font rares.

Soudeurs, mécaniciens, peintres, journaliers, superviseurs... Les besoins sont grands pour le Groupe maritime des Méchins.

Au moins 30 travailleurs seraient nécessaires maintenant pour réparer les trois navires qui se trouvent dans la cale sèche. Et la direction souligne que ce rythme de production sera maintenu jusqu’à cet été.

Trois navires se font réparer dans la cale sèche.

La cale sèche du chantier maritime Verreault des Méchins est au maximum de sa capacité.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les principaux concurrents du Groupe Verreault, ce sont les grands chantiers de la Côte-Nord qui attirent les travailleurs avec des salaires alléchants.

Le petit chantier maritime situé à la frontière de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, doit quant à lui se démarquer à sa façon, souligne la vice-présidente directrice, Rayna Beaupré.

Ce qui est important pour nous c’est d’offrir l’opportunité aux gens de pouvoir rester chez eux, avoir une vie de famille.

Rayna Beaupré, vice-présidente directrice pour le Groupe maritime Verreault
Des mécaniciens travaillent sous le navire.

Le chantier aurait besoin de 30 travailleurs supplémentaires.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le défi du projet d’agrandissement

Le besoin en main-d'œuvre sera de plus en plus important au fil des cinq prochaines années.

Le projet majeur d’agrandissement prévoit que, d’ici 2025, le nombre d’employés passera de 150 à 300. Le recrutement est donc la priorité ici.

Le chantier a mis en place des initiatives comme une tournée dans les écoles du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et même du nord du Nouveau-Brunswick.

Aussi, un tout nouveau programme de formation à l’interne est en préparation. La formation ce n’est pas juste pour ceux qui n’ont pas de métier, mais pour ceux qui veulent agrandir leur champ de compétences, souligne Mme Beaupré qui ajoute que ce projet a été demandé par les employés. Ça va encourager la stabilité et des horaires plus stables, des emplois plus stables, précise Mme Beaupré.

De nombreux propriétaires louent leur résidence pour les travailleurs de passage.

De nombreuses maisons et chambres sont à louer dans la petite communauté de mille habitants, mais il en faudrait davantage selon la direction du chantier maritime.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Garder les travailleurs

Le défi d'attirer de nouveaux travailleurs en est un aussi pour la petite communauté.

Les logements sont rares aux Méchins. Les nouveaux arrivants doivent se rendre jusque dans les villes voisines de Matane ou de Sainte-Anne-des-Monts pour trouver un toit.

Le maire des Méchins, Dominique Roy

Le maire des Méchins, Dominique Roy, s'impatiente et veut réaliser rapidement les travaux au système de traitement des eaux usées.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le maire veut développer de nouvelles rues.

Pour y arriver, il doit d’abord réaliser un projet de traitement des eaux usées de deux millions de dollars. Le dossier est en traitement au ministère de l’Environnement, mais ça ne va pas assez vite à son goût. Il craint de perdre les subventions. Il souligne que le projet a commencé à être former il y a près de cinq ans, estime-t-il.

Le monde déménage, ils s’en vont un peu ailleurs, mais je pense qu’avec [les projets de] Verreault, [ils] peuvent nous amener bien des nouvelles personnes aux Méchins et ça va être bon pour la municipalité.

Dominique Roy, maire des Méchins
Un soudeur au travail.

Les soudeurs sont particulièrement recherchés dans les chantiers maritimes.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le projet d’agrandissement de la cale sèche est évalué à 40 millions de dollars.

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