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L’AFO veut savoir ce que vous pensez de Radio-Canada

Un micro dans un studio de radio avec des écrans et une console en arrière plan.

La Société Radio-Canada a le mandat d'offrir une programmation qui renseigne, éclaire et divertit.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Mathieu Grégoire

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) demande à ses membres de commenter le travail de Radio-Canada. L’organisme compte s’inspirer des réponses à un sondage en ligne pour faire valoir les intérêts des Franco-Ontariens dans le cadre du processus de renouvellement de la licence de radiodiffusion du diffuseur public.

L’AFO veut savoir comment les Franco-Ontariens consomment la programmation de Radio-Canada sur ses différentes plateformes. Et si les contenus numériques, radiophoniques et télévisuels sont à la hauteur de leurs attentes.

C’est la première fois que l’organisme franco-ontarien mène un sondage spécifiquement sur les impressions du public à l’égard de CBC/Radio-Canada. L’AFO compte s’inspirer des réponses recueillies pour rédiger un mémoire à l’intention du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

On voit ça comme un exercice positif pour aider le CRTC et Radio-Canada à faire un meilleur travail auprès des communautés francophones de l’Ontario.

Peter Hominuk, directeur général de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario
Un aperçu d'une question de sondage avec des choix multiples.

L'AFO demande aux Franco-Ontariens s'ils se sentent bien informés des enjeux touchant la francophonie ontarienne sur les différentes plateformes de CBC/Radio-Canada.

Photo : Extrait du sondage de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Les commentaires des Franco-Ontariens et ceux des autres Canadiens pourraient ainsi inciter le CRTC à modifier le mandat et les responsabilités qu’il impose au diffuseur public.

Le directeur régional de l’Ontario pour Radio-Canada, Pierre Ouellette, se réjouit de la démarche de l’AFO.

On veut ces commentaires-là. S’il y a des choses qu’on fait bien, on veut le savoir. Mais s’il y a des choses qu’il faut améliorer ou que les gens voudraient qu’on améliore, on veut le savoir aussi.

Pierre Ouellette, directeur régional de l’Ontario à Radio-Canada

Aux yeux du directeur général de l’AFO, ce n’est pas toujours clair de quelles façons les Franco-Ontariens consomment les médias. Peter Hominuk espère ainsi que le sondage dressera, en premier lieu, un portrait plus précis des habitudes des francophones qui écoutent et regardent des contenus sur les différentes plateformes de Radio-Canada.

Un homme dans la cinquantaine quand même gros avec les cheveux poivres et sel

Le directeur général de l'AFO, Peter Hominuk

Photo : Radio-Canada

Si les questions d’accessibilité sont abordées d’emblée, le questionnaire invite aussi largement à commenter la représentativité et l'inclusion au sein de la programmation.

Cette programmation représente-t-elle, demande par exemple l’AFO, de manière adéquate et appropriée les femmes, [...] les groupes autochtones, [...] les personnes racialisées?

Journalisme de proximité

L'Assemblée cherche aussi à se donner des munitions alors qu'elle prévoit réclamer à Radio-Canada davantage de nouvelles locales, comme elle l’avait fait dans son livre blanc sur les médias.

Ils [les gens] veulent plus de contenus qui reflètent leur réalité, on veut voir plus de contenu local. Ce sont des choses qui étaient ressorties dans le passé et on veut confirmer ces informations-là.

Peter Hominuk, directeur général de l'AFO
Catherine Tait, en studio

Catherine Tait, présidente et chef de la direction de la Société Radio-Canada

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

À ce chapitre, la présidente et chef de la direction de CBC/Radio-Canada a affirmé, plus tôt cette semaine, que le journalisme local est à présent la priorité du diffuseur public.

C’est dans le local, c’est dans les régions qu’on a cette proximité, avait-elle ajouté.

Le numérique et le seuil de contenus télévisuels

CBC/Radio-Canada est tenue, en vertu de son mandat, d’offrir un minimum de 5 heures de production télévisuelle par semaine, et ce, dans 13 de ses stations régionales. Alors que ses plateformes numériques font de plus en plus d’ombre à ses chaînes télé, Radio-Canada compte demander au CRTC une modification de ces quotas.

Pierre Ouellette explique que les contenus vidéo diffusés sur les pages web régionales de Radio-Canada et dans l’application mobile ne sont pas comptabilisés comme production télévisuelle. La direction aimerait qu’ils fassent dorénavant partie du calcul.

Ce qu’on propose au CRTC, c’est d’augmenter la production [télévisuelle] à 5 heures et demie par semaine en faisant ce virage-là, [c'est à dire] en considérant à la fois la télé et le numérique.

Pierre Ouellette, directeur régional de l’Ontario à Radio-Canada

Le public a jusqu’au 13 février pour soumettre ses commentaires au CRTC. Les audiences pour le renouvellement de la licence de CBC/Radio-Canada commenceront à Gatineau le 25 mai.

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