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GNL Québec : Legault aurait dû « se garder une gêne », dit Gaudreault

Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault estime que François Legault aurait dû se « garder une gêne ».

Photo : Radio-Canada / Andre-Pier Berube

Radio-Canada

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, juge que le premier ministre François Legault aurait dû conserver un devoir de réserve à la suite de sa rencontre avec les dirigeants de GNL Québec.

Dans un tweet jeudi, le premier ministre a vanté les mérites de ce projet qui n'a pas encore été soumis aux audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Sylvain Gaudreault, qui s'oppose au projet de GNL Québec, rappelle que plusieurs groupes d'investisseurs se sont retirés de projets similaires à celui de GNL Québec en raison de préoccupations environnementales.

C'est plutôt étonnant de voir quand même une adhésion immédiate à un projet qui vise l'exploitation de l'énergie fossile alors qu'on est dans un contexte d'urgence et de crise climatique où on voit encore cette semaine des grands groupes investisseurs, comme celui de BlackRock qui a annoncé qu'il se retirait d'investissements et qu'il allait analyser les risques reliés aux changements climatiques, la Banque européenne d'investissement qui se retire d'investissements même dans le gaz naturel et François Legault, lui, qui vante ça de son côté de façon aveugle. Il aurait pu se garder une petite gêne à cet égard.

Sylvain Gaudreault, député péquiste de Jonquière

Le candidat à la chefferie du Parti québécois a aussi réitéré une demande qu'il fait depuis longtemps, soit que les projets Énergie Saguenay et Gazoduq devraient être étudiés conjointement.

Moi je pense que si M. Legault veut se racheter, ce qu'il pourrait faire, c'est de dire qu'il n'y en aura pas deux, il y aura un BAPE sur l'ensemble de la filière, de l'exploitation du gaz naturel en amont jusqu'à son exportation sur les marchés étrangers en passant par le tuyau, en passant par l'usine de liquéfaction. Donc, d'avoir un seul BAPE pour analyser l'ensemble du projet avec ses impacts cumulatifs, ce que ne permettront pas les deux BAPE, un sur l'usine et un sur le tuyau, parce que les deux projets sont intimement liés, a-t-il conclu.

La Coalition Fjord dénonce aussi

La Coalition Fjord a rapidement dénoncé cette rencontre au sommet. Dans un communiqué, le groupe environnementaliste affirme qu’il s’agit d’une mise en scène qui fait croire que les dés sont pipés d’avance en ce qui concerne l’évaluation du projet.

Que la rencontre se fasse juste avant le déclenchement du BAPE correspond à renier la valeur de nos processus de consultation.

Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole, Coalition Fjord

L’organisme soutient que cette réunion va à l’encontre de l’urgence climatique et se demande quand les groupes de citoyens qui s’opposent au projet pourront à leur tour rencontrer le leader du gouvernement.

Demande de rectification

Un autre groupe a dénoncé vendredi la prise de position de François Legault. Le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) se dit profondément inquiet et lui demande de rectifier sa position.

Une telle prise de position de la part du premier ministre du Québec avant même que les processus d’évaluation environnementale – tant au niveau fédéral que provincial – ne soient complétés est prématurée, déplorable et même choquante.

Geneviève Paul, directrice générale du CQDE

Selon leur site Internet, le CQDE s’est donné pour mission de mettre son expertise juridique au service des citoyens et de la protection de l’environnement.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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