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Circles : un album posthume tout en douceur pour Mac Miller

Mac Miller en prestation lors d'un festival à Los Angeles, en Californie.

Mac Miller est décédé d'une surdose de drogue en septembre 2018.

Photo : Getty Images / Rich Fury

Denis Wong

En septembre 2018, lorsque Mac Miller est décédé, à 26 ans, d’une surdose d'alcool et de drogue, il venait de laisser une empreinte indélébile sur le rap avec son album Swimming. Paru ce matin, son disque posthume Circles fait office de chapitre ultime. Mac Miller y livre à nouveau ses états d’âme avec une fragilité déconcertante et pose un baume apaisant sur cette carrière écourtée.

Circles était déjà entamé et se voulait la suite logique de son opus précédent. Mac Miller y fait écho à Swimming, où il s’ouvrait candidement sur ses problèmes de dépression et de consommation, ainsi que sur sa séparation avec la vedette pop Ariana Grande. Le concept de ces deux albums complémentaires se résume d’ailleurs par « Swimming in Circles » (nager en cercles), comme l’expliquait sa famille dans une publication Instagram (Nouvelle fenêtre) annonçant la sortie de cette œuvre.

« Wake up to the moon, haven't seen the sun in a while, but I heard that the sky's still blue », chante-t-il sur le premier extrait, Good News, expliquant qu’il s’était réveillé à la lumière de la lune et qu’il n’avait pas vu le soleil depuis longtemps, mais qu’il avait entendu dire que le ciel était toujours bleu.

L’artiste de Pittsburgh avait déjà travaillé sur les chansons de cet album avec le musicien et producteur Jon Brion. Celui-ci avait la tâche de mener la vision de Mac Miller à bon port après sa mort, et bien qu’il soit difficile de déterminer si son travail respecte fidèlement cette vision, cet album n’est pas une compilation de morceaux disparates.

Sur Circles, Mac Miller, de son vrai nom Malcolm McCormick, continue de brouiller les frontières entre le rap, le soul et la pop. Musicalement, cet album constitue la suite logique de son évolution. Depuis ses débuts où il donnait dans le frat-rap, l’artiste a progressivement infusé soul et funk à sa musique, pour finalement nous faire découvrir ses talents de chanteur et d’interprète. Avec cette œuvre posthume, Mac Miller poursuit sur cette lancée et s’aventure dans des ballades enveloppantes où la poésie rap et la douceur émotionnelle sont mises de l’avant.

La pochette en noir et blanc de l'album « Circles », où l'on voit Mac Miller bouger la tête.

« Circles » est l'album posthume de Mac Miller qui devait compléter « Swimming », sorti en 2018.

Photo : Warner Records

Des paroles à la franchise désarmante

Même si la facture sonore du disque demeure mélancolique, Circles présente des contours plus optimistes que son prédécesseur. Comme le mentionne le magazine spécialisé Pitchfork (Nouvelle fenêtre), si Swimming était un album qui parlait d’anxiété et de la pression sociale à toujours afficher son meilleur visage, ce disque posthume évoque la lumière au bout du tunnel.

Pour sa part, The Atlantic (Nouvelle fenêtre) souligne que l’artiste n’a jamais tenté de présenter ses problèmes psychologiques de manière fataliste ou idéaliste, mais qu’il décrivait sa quête de bien-être avec un réalisme frappant. Le magazine américain estime que cette franchise désarmante explique pourquoi Mac Miller a touché autant de mélomanes, même après son décès.

« Some people say they want to live forever. That's way too long, I'll just get through today », raconte Mac Miller sur Complicated, soulignant que, si certaines personnes veulent vivre pour toujours, lui préférait simplement passer à travers sa journée.

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