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Trump embauche de gros noms pour sa défense

Dershowitz écoute Donald Trump, qui parle dans un micro.

Alan Dershowitz était aux côtés de Donald Trump lors d'une réception donnée à l'occasion de la fête juive d'Hanoukka, le 11 décembre dernier.

Photo : Getty Images / Mark Wilson

Agence France-Presse

L'avocat Alan Dershowitz, célèbre constitutionnaliste, fera partie de l'équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution devant le Sénat la semaine prochaine, a-t-il annoncé vendredi.

L'ex-procureur Kenneth Starr, qui s'est fait connaître mondialement dans les années 1990 pour son enquête sur la relation extraconjugale entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison-Blanche, devrait également rejoindre cette équipe, selon plusieurs médias américains.

Le professeur Dershowitz s'exprimera en défense durant le procès au Sénat pour présenter les arguments constitutionnels contre la destitution, a indiqué son cabinet.

C'est Pat Cipollone, avocat de la Maison-Blanche, qui sera en première ligne.

Plutôt discret, peu habitué des plateaux de télévision, ce fils d'immigrés italiens ayant grandi dans le Bronx, fervent catholique et père de 10 enfants, a peu de choses en commun avec le tempétueux magnat de l'immobilier.

Il est du genre solide et silencieux, soulignait il y a quelques semaines Donald Trump lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche ne tarissant pas d'éloge sur Pat et son équipe extraordinaire.

Il va devoir s'adapter à un nouveau rôle, en pleine lumière, devant les sénateurs et des millions de téléspectateurs,

Il s'est jusqu'ici surtout fait remarquer par sa plume incisive : c'est lui qui a rédigé les courriers dénonçant la procédure de mise en accusation du président, à la tonalité très agressive et où l'on sentait le souffle de Donald Trump.

Après un courrier particulièrement agressif daté du 15 mai 2019, il s'était attiré les foudres de Nancy Pelosi. Cette lettre qui a été envoyée depuis la Maison-Blanche était une blague, indigne de la présidence des États-Unis (...) Honte à eux.

Ce procès au Sénat prend un relief particulier : la Maison-Blanche avait en effet décidé de ne pas participer à l'enquête sur la mise en accusation, conduite à la Chambre des représentants, dominée par les démocrates.

Le procès au Sénat, dominé par les républicains, donnera pour la première fois l'occasion aux avocats du président de présenter leurs arguments.

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