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David Milgaard est de retour à Winnipeg

Un homme portant des lunettes debout sur un trottoir devant une porte.

M. Milgaard avait 17 ans lorsqu’il a été condamné à une peine de prison à vie pour le viol et le meurtre d'une jeune aide-soignante de Saskatoon, Gail Miller.

Photo : Radio-Canada / (Josh Lynn/CBC)

Radio-Canada

David Milgaard, qui a passé 23 ans en prison pour un meurtre qu’il n’a pas commis, est de retour à Winnipeg. Il prendra part, vendredi à 14 h, à une table ronde au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) afin de parler des effets des condamnations injustifiées au Canada et des solutions possibles.

M. Milgaard avait 17 ans lorsqu’il a été condamné à une peine de prison à vie pour le viol et le meurtre d'une jeune aide-soignante de Saskatoon, Gail Miller.

En juillet 1997, des tests d'ADN effectués par un laboratoire britannique prouvaient hors de tout doute que David Milgaard était innocent.

M. Milgaard affirme que l’une des choses précieuses qu’il a perdues en allant en prison était sa vie de famille.

Mon père jouait au cribbage avec moi [...] Nous partions en vacances d’été et nous allions au lac. Nos vies étaient vraiment très satisfaisantes. Et tout cela nous a été retiré à cause de [l’emprisonnement], raconte -il.

Un homme entouré de plusieurs personnes, dont une qui tient sa main droite vers le haut.

David Milgaard a été libéré le 16 avril 1992, après avoir passé 23 ans en prison pour un crime qu'il n'a pas commis.

Photo : Radio-Canada / Archives

Il explique que de nombreuses personnes qui ont possiblement été condamnées à tort au Canada attendent d'avoir un avocat.

La file d’attente est longue pour les avocats qui vont en cour avec les gens [condamnés à tort] grâce à Innocence Canada, dit-il.

Innocence Canada est un organisme sans but lucratif consacré à l’identification, à la défense et à faire innocenter des personnes qui ont été condamnées à tort pour un crime.

L’organisme travaille sur environ 10 cas actuellement et il pourrait y avoir des milliers de personnes au Canada qui ont été condamnées pour des crimes qu'elles n'ont pas commis et qui ont choisi de ne pas se battre pour leur libération, souligne-t-il.

Il cite le cas de Steven Truscott, qui a été injustement reconnu coupable du meurtre d’un camarade de classe à l’âge de 14 ans et a attendu près de 50 ans avant d’être blanchi.

Selon M. Milgaard, le ministre fédéral de la Justice de l’époque, Irwin Cotler, avait eu devant lui le dossier de la condamnation injustifiée, et les faits prouvant que M. Truscott n’avait pas commis le crime. Mais, au lieu qu'il annule lui-même la condamnation, l’affaire a dû être renvoyée devant les tribunaux.

Il y a également un manque de transparence dans l’ensemble du processus [judiciaire], déplore-t-il.

En plus de David Milgaard, la table ronde se déroulant au Musée canadien pour les droits de la personne sera composé de Thomas Sophonow, James Driskell et Frank Ostrowski, trois autres Winnipégois qui ont purgé une peine de prison pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

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