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Adapter Les Plouffe au théâtre, un pari audacieux relevé avec brio au Trident

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Des comédiens donnent une représentation d'une pièce de théâtre.

La pièce de théâtre Les Plouffe est présentée jusqu'au 8 février au Théâtre du Trident, à Québec.

Photo : Radio-Canada

CRITIQUE – Tout dans Les Plouffe semble rodé au quart de tour. Les acteurs sont formidables, la scénographie est impressionnante et la mise en scène est impeccable. Le Théâtre du Trident amorce l'année en grand.

Écrit en 1948, le roman Les Plouffe de Roger Lemelin est adapté pour le théâtre par l'autrice Isabelle Hubert.

Plus inspirée par le roman de Lemelin que par le film de Gilles Carle, Isabelle Hubert offre aux comédiens une partition finement orchestrée que la mise en scène de Maryse Lapierre vient magnifier.

La version des Plouffe proposée aux spectateurs est portée par l'énergie de la jeunesse. Celle de Roger Lemelin, qui n'avait que 28 ans lorsqu'il a écrit l'histoire de cette famille ouvrière vivant dans le quartier Saint-Sauveur en basse-ville de Québec.

En 1938, la famille Plouffe au grand complet vit dans un petit appartement. Tous tentent tant bien que mal de trouver leur chemin.

Guillaume, le benjamin, est une future vedette du baseball. Ovide, l'intellectuel, hésite entre l'opéra et la prêtrise. Napoléon espère être heureux. Et Cécile, l'aînée, se meurt d'amour pour un homme marié.

La pièce remet également à l'avant-scène le personnage de Denis Boucher, aspirant journaliste, l'alter ego de Lemelin dans le roman Les Plouffe.

L'adaptation de la pièce fait ressortir le caractère tragique et légèrement pompeux d'Ovide, interprété avec talent par Renaud Lacelle-Bourdon. Alice Moreault incarne une Rita Toulouse pleine de vie. Frédérique Bradet est touchante dans ce rôle de vieille fille en manque d'amour et Jean-Michel Girouard joue avec tendresse le rôle de l'éternel optimiste. Mention également à Marie-Ginette Guay pour ce rôle de mère tragique. Elle est bouleversante d'amour et de désespoir contenus. Toute la distribution est impeccable du début à la fin.

Les personnages évoluent sur une scène traversée d'escaliers qui leur permettent de monter en haute-ville et de revenir en basse-ville, à l'image de l'échelle sociale qu'ils aimeraient bien grimper.

Ajoutez à cela l'appartement des Plouffe et c'est tout un monde qui s'anime devant vos yeux. Tout dans la mise en scène de Maryse Lapierre suggère le rythme, l'énergie, la vie qui bat son plein.

Avouons-le franchement, adapter Les Plouffe pour le théâtre était un pari audacieux que les artisans du spectacle ont pleinement remporté.

La pièce Les Plouffe est présentée jusqu'au 8 février au Théâtre du Trident.

Deux supplémentaires viennent d'être annoncées les 2 et 9 février en après-midi.

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