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Trêve commerciale Chine-États-Unis : les exportateurs de homard canadien confiants

Les tarifs imposés durant la guerre commerciale ont profité aux exportateurs de homard des Maritimes et nui à ceux du Maine.

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Une serveuse d'un restaurant de Beijing amène un plat de homard vers une table.

Les exportations de homard américain vers la Chine sont en chute libre.

Photo : Reuters / Jason Lee

Radio-Canada

L’annonce d’une entente commerciale entre la Chine et les États-Unis n’inquiète pas des entrepreneurs de l’industrie des pêches des Maritimes. Les ventes de homard canadien vers l’Asie ont explosé depuis le début de la guerre commerciale entre les Américains et les Chinois, et on ne semble pas craindre une inversion de cette tendance.

En juillet 2018, la Chine avait frappé les importations de homard en provenance des États-Unis d’une taxe de 25 % en représailles aux droits de douane imposés par le président Donald Trump. Les ventes de homard américain en Chine ont dramatiquement chuté et le Canada atlantique en a profité.

Mercredi, le président américain Donald Trump et le vice-premier ministre chinois Liu He ont signé un accord qui prévoit une baisse de certains droits de douane sur des biens et services. La « phase 1 » de cet accord inclut le commerce du homard américain, a indiqué la sénatrice du Maine, Susan Collins. Son État est un grand exportateur de homard et un compétiteur du Canada atlantique.

Paul Farrah, président-directeur général de Partner Seafood au Nouveau-Brunswick, ne croit pas que la trêve commerciale entre les deux pays inversera la tendance qui profite au secteur des pêches canadien. Celle-ci se dessinait déjà avant que les relations commerciales sino-américaines ne s’enveniment.

Paul Farrah.

Paul Farrah, président-directeur général de Partner Seafood

Photo : Radio-Canada

C'était exactement au moment où les arrivages de homard du Maine, des États-Unis, étaient beaucoup plus faibles que dans le passé, donc ils ont chuté drastiquement, rappelle M. Farrah. En même temps, la demande pour le homard canadien était en phase exponentielle au niveau des volumes exportés.

Nous, nos coûts sont en dollars canadiens. Donc ça va nous donner un certain avantage d'avoir une devise américaine très forte, alors que nous, on facture nos clients en dollars canadiens. On va se retrouver à être assez compétitifs quand même sur le marché chinois, poursuit-il.

Un avion cargo de Korean Air Cargo posé sur la piste.

Des cargaisons de homard vivant des Maritimes partent de l'aéroport de Moncton pour être livrées en Chine.

Photo : Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick tire bien son épingle du jeu comme exportateur direct vers les pays asiatiques. Plutôt que d'expédier le homard par camion vers les aéroports de Montréal ou Toronto, comme c'était le cas auparavant, les cargaisons de homard peuvent maintenant décoller directement de l’aéroport de Moncton. Le homard demeure plus frais et de meilleure qualité pour des acheteurs à des milliers de kilomètres.

Avec Noël dans le rétroviseur, c’est maintenant une période de forte activité qui s’amorce pour les exportateurs de homard canadien vers la Chine, puisque l’Asie se prépare à accueillir l’année du Rat le 25 janvier.

Cette semaine, avec le Nouvel An chinois, on affrète quatre vols de 747 à partir de Moncton directement sur la Chine, indique Paul Farrah.

D’après le reportage de Sophie Désautels

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