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Retourner au travail plus tôt grâce à un nouveau programme de réadaptation

Monique Giguère (à gauche) suit un programme de réadaptation au travail.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Nicole Germain

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale offrira gratuitement à compter d'avril prochain un programme de réadaptation à ses employés en arrêt de travail leur permettant de réintégrer leur poste plus rapidement.

Le projet pilote mis sur pied en mai dernier auprès d'une douzaine d'employés ayant été absents du travail pendant quelques semaines ou quelques mois a donné des résultats très encourageants.

C'est 12 personnes qui ont réussi à réintégrer leurs tâches à temps plein dans un délai de 12 à 14 semaines. C'est un succès! se réjouit l'instigatrice de l'initiative, la cheffe du programme de réadaptation au travail du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Plamondon.

Selon cette dernière, la direction, en collaboration avec les Ressources humaines, n'a pas hésité à embarquer dans ce projet, puisqu'elle a, selon elle, à cœur « de prendre soin de son personnel ».

Expertise

Depuis 30 ans, l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, un établissement du CIUSSS de la Capitale-Nationale situé sur le boulevard Wilfrid-Hamel, a développé une expertise en réadaptation avec des équipes interdisciplinaires incluant des ergothérapeutes, des physiothérapeutes, des kinésiologues, et des psychologues.

C'est comme cela qu'on a de bons résultats. C'est la clé pour aider les gens à reprendre le travail.

Annie Plamondon

Dans notre clientèle régulière, poursuit-elle, on voit des gens qui sont un ou deux ans en arrêt de travail et ne croient pas que les choses puissent s'améliorer dans un proche horizon. Alors que lorsqu'ils commencent le programme avec nous, souvent c'est entre 12 et 14 semaines plus tard qu'on a réussi à les réintégrer au travail.

Annie Plamondon dans un local du milieu hospitalier. Elle a les cheveux blonds et porte un veston noir.

Annie Plamondon, cheffe du programme de réadaptation au travail du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Pendant le projet pilote, les candidats ont reçu des soins en réadaptation auprès de tous ces professionnels dans les installations de l'IRDPQ pendant les quatre à six premières semaines. Il s'agit d'un programme intensif d'une durée de quatre à cinq heures par jour allant de trois à cinq jours par semaine.

C'est assez intensif, mais c'est ça qui donne vraiment le petit "boost" nécessaire pour provoquer des changements dans leurs conditions. Les gens voient assez rapidement des changements de façon spectaculaire.

Annie Plamondon

Les autres six semaines du projet pilote, les candidats ont été accompagnés dans leur milieu de travail par les professionnels qui corrigent par exemple les postures ou, s'il le faut, recommandent de l'équipement adapté pour éviter la réapparition des blessures.

Pour être admissible au programme, l'employé doit avoir été absent du travail depuis quelques semaines, voire quelques mois, et ne pas voir d'amélioration possible malgré tous les traitements reçus. Il doit avoir aussi un avis favorable d'un médecin. De plus, il doit avoir une blessure physique. Les plus courantes sont les entorses lombaires, les entorses au genou, les tendinites, les tendinopathies d'épaule et les lésions du ménisque du genou.

C'est le cas de Micheline Giguère, qui a une déchirure au ménisque du genou suite depuis un accident survenu chez elle. Âgée de 52 ans, elle est préposée aux bénéficiaires au CIUSSS de la Capitale-Nationale depuis 9 ans.

J'ai été arrêtée en tout pendant une année. J'ai payé de ma poche 1000 dollars en physiothérapie et ça n'a vraiment pas été concluant, déplore Micheline Giguère.

Micheline Giguère, en compagnie de son ergothérapeute et d'un patient.

Micheline Giguère, en compagnie de son ergothérapeute et d'un patient.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Un programme « exceptionnel »

Après un an d'arrêt de travail, Micheline Giguère est revenue, mais n'a pas pu retrouver son emploi comme préposée, une charge devenue trop pénible en raison de sa mauvaise condition de santé. Son employeur lui a alors proposé de participer au projet pilote. Après seulement 8 semaines, elle a pu reprendre son travail.

Je ne croyais même plus retourner comme préposée. Et ce programme, dans mon cas, c'est exceptionnel. Ma vie a vraiment changé ! , ajoute Micheline Giguère.

Le nouveau programme, dont le coût annuel est estimé à un demi-million, sera financé par le budget de développement destiné aux Ressources humaines du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

C'est vraiment une somme qui est prise à part pour prendre soin de notre personnel. Ça ne touche pas le budget consacré aux services à la population. Et à long terme, on pense que ce projet-là va s'autofinancer avec les économies qu'on réalisera sur l'assurance salaire, précise Annie Plamondon.

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