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« Il aurait pu changer le monde », témoigne un ami d'une victime du vol PS752

Amir Hossein Saeedinia était étudiant au doctorat en génie mécanique à l’Université de l’Alberta.

Photo : Université de l'Alberta

Emmanuelle Poisson

Même si aucun étudiant ni membre du corps professoral de l’Université de Regina n’a été touché directement par la tragédie aérienne du vol PS752 d'Ukranian Airlines, l'établissement a souhaité rendre hommage aux victimes de la tragédie aérienne jeudi.

« Nous ne sommes pas moins sous le choc ou tristes de ce qui est arrivé », explique Haroon U. Chaudhry, directeur des Services interculturels de l'Université.

Le président de la Société iranienne de l’Université de Regina (URIS), Alizera « Ali » Hezaryan, a choisi d'y exprimer ses sentiments dans un discours au sujet de la perte de son grand amiAmir Hossein Saeedinia, dans l’écrasement survenu le 8 janvier, en Iran.

En tout, 176 personnes ont été tuées dans l’écrasement, dont 57 citoyens canadiens.

Amir Hossein Saeedinia et sa conjointe étaient tous les deux en route pour le Canada pour étudier en doctorat à l’Université de l’Alberta, à Edmonton, raconte Ali Hezaryan en entrevue.

Ils étaient tous les deux dans la même université et ils en étaient heureux. Tout était prêt et ils avaient l’intention de se marier quelques semaines après leur arrivée au Canada, mais cela ne s’est pas produit.

Alizera « Ali » Hezaryan, président de la Société iranienne de l’Université de Regina

Ali savait qu’Amir avait un vol en partance de Téhéran le 8 janvier, le jour de l’écrasement. Pris par la curiosité de savoir s’il connaissait quelqu’un à bord du vol PS752, Ali Hezaryan a décidé de consulter la liste des passagers.

Ali Hazeryan parle au micro.

Ali Hazeryan raconte comment il a été touché par la perte de l'un de ses amis proches dans l'écrasement du vol PS752, le 8 janvier, lors d'une cérémonie tenue à l'Université de Regina pour rendre hommage aux 176 victimes.

Photo : Radio-Canada / Liam Avison

« J’étais curieux de savoir si mon ami — ou peut-être d'autre amis — était à bord », a-t-il dit dans son discours devant les quelques dizaines de personnes assistant à la cérémonie à l’Université de Regina. « J’espérais vraiment que son numéro de vol ne soit pas celui-là. »

Ali Hzeryan a dit avoir lu chaque nom figurant sur la liste, l'un après l'autre, et avoir ressenti le besoin de prendre une pause après un moment.

J'avais l'impression de connaître tout le monde [sur la liste].

Alizera « Ali » Hezaryan, président de la Société iranienne de l’Université de Regina

Lorsque j’ai vu le nom d’Amir sur la liste, je ne me souviens plus de ce qui s'est passé après. Je n’entendais plus les voix, je ne voyais plus rien. Je ne réalisais plus ce qu’il se passait autour de moi, a-t-il ajouté, la gorge serrée, en ajoutant qu’il espérait que la nouvelle de l’écrasement soit fausse.

C’est très difficile d’exprimer cette douleur. Je pourrais continuer à écrire un livre avec tous les mots, mais je réaliserais que les mots ne sont pas suffisants pour exprimer une telle douleur, a-t-il poursuivi, la voix remplie d’émotion.

La dernière semaine a été très difficile pour Ali, qui affirme ne pas avoir beaucoup dormi et avoir fait des cauchemars en raison de la perte de son ami. Nous devons nous serrer les coudes, faire preuve de sympathie, a-t-il dit à ceux qui vivent la même situation que lui.

Nous ne pouvons pas laisser quelque chose comme ça nous abattre et créer un autre événement plus dévastateur, a-t-il lancé. Nous devons être forts, ou, du moins, suffisamment forts pour apporter un baume à la douleur des familles touchées [par la tragédie].

Avec les informations de Thomas Gagné

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