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Les défis de la 4e révolution industrielle

Isabelle Damphousse

Alors que la pénurie de main-d'œuvre est sur toutes les lèvres dans les régions, les entreprises doivent relever les défis que pose la quatrième révolution industrielle. Portrait de la situation au Bas-Saint-Laurent.

C’est au cœur du village de L’Isle-Verte, dans une ancienne salle de quilles, que Patrick Couturier a décidé de bâtir son entreprise Pat BBQ. Depuis qu’il a raflé une première place à un réputé concours de sauces aux États-Unis, son entreprise a le vent dans les voiles.

Ingénieur de carrière, Patrick Couturier voit grand. Une première commande a été expédiée aux États-Unis le 23 décembre dernier et il finalise les plans d’automatisation et d’agrandissement de son usine. Un investissement de 1,3 million de dollars.

Une image des sauces de Pat BBQ

C'est au cœur du village de L'Isle-Verte que le président de Pat BBQ a décidé d'établir son entreprise de sauces et d'épices.

Photo :  Radio-Canada

La pénurie de main-d’œuvre est un des facteurs qui l’ont incité à choisir d'automatiser son entreprise.

C’est un incontournable, raconte-t-il lors de notre visite. L’automatisation lui permettra de produire 15 fois plus de bouteilles par jour.

On a besoin de ça pour la croissance de l'entreprise et pour sécuriser les emplois, et ça fait des emplois de qualité, dit-il.

Selon le nouveau directeur général de la Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette, la quatrième révolution industrielle s'impose et exige de la part des entreprises de prendre rapidement le virage numérique.

Tout passe par le 4.0 et la numérisation!

Jonathan Laterreur, directeur général, Chambre de commerce et de l'industrie Rimouski-Neigette
Jonathan Laterreur à un micro lors d'une entrevue à la radio.

Jonathan Laterreur, directeur général de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette

Photo : Jean-Pierre Perouma

On parle tout le temps de l'avenir. C'est faux, on est dedans, maintenant, dit Jonathan Laterreur qui constate que les entreprises, qui doivent, en raison de la pénurie de main-d’œuvre, travailler d’arrache-pied pour livrer les commandes, négligent d’investir dans l’innovation.

Le pari d’investir dans la technologie

Le fabricant de cuisines Miralis de Saint-Anaclet-de-Lessard a pris le pari d'investir dans la technologie.

Le président-directeur général de l’entreprise qui emploie 300 personnes est convaincu que l’innovation est nécessaire pour demeurer en affaires.

Miralis a investi au cours des dernières années dans les nouvelles technologies.

L'entreprise a informatisé et robotisé sa fabrication et songe désormais à implanter l'intelligence artificielle au sein de sa production d’ici les trois prochaines années.

Je comparerais l'intelligence artificielle par exemple à la calculatrice. C'est quelque chose dans laquelle l'humain va rester très central, très important, mais il va se faire accompagner par d'autres technologies pour prendre des décisions, diminuer le stress, être plus rapide.

Daniel Drapeau, président-directeur général de Miralis

Selon Jonathan Laterreur, aucune entreprise ne peut échapper à ce virage. Vu la taille du défi, je vous avoue, moi, je comparais ça à une guerre. On est vraiment en guerre et la seule façon de réussir à traverser cette guerre-là, c'est de s'allier tous ensemble et d'aller chercher tous les outils nécessaires à l'avènement de la nouvelle économie, dit-il.

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