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Elkem Métal veut générer moins de pollution

Une machine où coule le métal chez Elkem Métal.

Le projet d'Elkem Métal s'inscrit dans la volonté de l'entreprise de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre.

Photo : Radio-Canada / Sarah Pedneault

Jean-François Coulombe

Elkem Métal demande au gouvernement du Québec de l'aider à développer une nouvelle technologie afin de réduire ses émissions de carbone. La compagnie a mandaté un lobbyiste afin de convaincre le gouvernement de l'appuyer financièrement dans la construction d'une usine pilote à Chicoutimi.

La compagnie travaille depuis deux ans sur un projet pour remplacer le charbon métallurgique par du biocharbon.

L'entreprise norvégienne, vendue à des intérêts chinois et qui a pignon sur le chemin de la Réserve depuis plus de 50 ans, produit des alliages de ferrosilicium destinés à l'industrie de l'automobile. L'usine génère beaucoup de gaz à effet de serre, étant une des plus polluantes au Québec, parce qu'elle utilise du charbon métallurgique dans son procédé.

L'utilisation de biocharbon permettrait à l'entreprise de devenir carboneutre et même d'avoir un bilan positif. Cependant, cette énergie verte coûte cher, environ 1000 $ la tonne. C'est cinq fois plus que le charbon traditionnel, d'où l'idée de construire une usine pilote afin de produire le biocharbon nécessaire.

La prochaine étape dans le projet, ça va être la construction d'une usine pilote, donc on demande au gouvernement de nous aider pour la construction de l'usine pilote pour démontrer que le procédé qu'on va développer va être rentable et fonctionnel.

Jean Villeneuve, vice-président d'Elkem Métal

Le biocharbon est produit massivement au Brésil, au Paraguay et en Indonésie à partir d'eucalyptus, mais l'acheminer jusqu'ici coûterait trop cher et irait à l'encontre d'une logique de diminution de gaz à effet de serre, selon Jean-François Boucher, professeur en éco-conseil à l'UQAC.

Ce qu'on veut, c'est d'avoir de la biomasse qui est à plus faible coût possible, mais qui contient elle-même la plus faible empreinte carbone possible, donc si c'est de la biomasse qui parcourt des milliers de kilomètres avant d'être transformée, à ce moment-là, l'équation économique n'est peut-être pas là, mais en plus l'équation gaz à effet de serre n'est pas idéale.

Jean-François Boucher, professeur en éco-conseil à l'UQAC

Le projet d'Elkem Métal s'inscrit dans la volonté de l'entreprise de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre dans toutes ses usines d'ici 2030.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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