•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un homme percevra l’assurance vie de sa conjointe après l’avoir tuée

Un homme en habit blanc de prisonnier circule dans un corridor entouré de trois shérifs.

Richard Dwayne MacNeil lors d'une comparution en avril 2017.

Photo : CBC / Gary Mansfield

Radio-Canada

Un homme du Cap-Breton jugé non criminellement responsable de la mort de sa conjointe pourra percevoir le montant de l’assurance vie de celle-ci, a tranché jeudi un juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

Richard MacNeil, 42 ans, qui utilise aussi le nom Richard Maidment, a tué Sarabeth Forbes le 18 avril 2017 dans leur domicile de Gardiner Mines, en Nouvelle-Écosse.

MacNeil a reçu en 2012 un diagnostic de schizophrénie paranoïde. Son état de santé mentale s’était détérioré de façon importante dans les jours avant le meurtre. Le jour avant sa mort, Sarabeth Forbes avait d’ailleurs quitté la résidence, emmenant avec elle leur fils alors âgé de 10 ans, car elle craignait pour leur sécurité.

Une femme qui sourit.

Sarabeth Forbes, 33 ans, a été tuée par son conjoint le 18 avril 2017.

Photo : Courtoisie de Tanya Hennick-McNeil

Au retour de Sarabeth Forbes, au matin du 18 avril, Richard MacNeil a abattu la femme de 33 ans avec une arme de chasse. Il a aussi abattu le chien de la famille, Bella.

Accusé de meurtre au premier degré, Richard MacNeil a été en décembre 2017 jugé non criminellement responsable de la mort de sa compagne. Il est depuis interné dans un hôpital de Dartmouth, dans la région d’Halifax, où se trouve la seule unité psychiatrique sécurisée de la Nouvelle-Écosse.

Assurance vie : deux réclamations

En 2015, Sarabeth Forbes avait acheté une assurance vie, dont son conjoint d’alors, Richard MacNeil, et elle-même étaient les bénéficiaires primaires. Elle a nommé leur fils comme bénéficiaire secondaire.

Deux réclamations ont été faites à la suite de la mort de Sarabeth Forbes. Linda McNeil, la mère de Richard MacNeil, a réclamé le montant de l’assurance vie au nom de son fils, qui en était le bénéficiaire. Emeline Forbes, mère de Sarabeth, a fait une réclamation au nom du bénéficiaire secondaire, c’est-à-dire son petit-fils, toujours mineur, dont elle a aujourd’hui la garde.

Puisqu’il y avait deux réclamations, la compagnie d’assurance, Co‑operators, a versé le montant de l’assurance vie au tribunal et a laissé à un juge la tâche de décider à qui verser l’argent.

Dans sa décision jeudi, le juge Frank Edwards a décidé que l’argent revenait à Richard MacNeil, et non à son jeune fils.

Il y a une règle d’ordre public qui stipule que les criminels ne peuvent profiter de leurs crimes, écrit le juge Edwards. Cette règle d’ordre public ne s’applique pas dans cette affaire. Richard [MacNeil] a été déclaré non criminellement responsable. Il n’est pas un criminel.

Les documents judiciaires ne révèlent pas à combien s’élève la somme que percevra le meurtrier.

Frank Edwards est le même juge qui a prononcé le verdict de non-responsabilité criminelle il y a deux ans dans l’affaire du meurtre de Sarabeth Forbes. Il avait décrit ce féminicide comme un événement indescriptible, horrible et tragique pour toutes les personnes impliquées.

Avec les informations de CBC

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Nouvelle-Écosse

Homicide