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Émilise Lessard-Therrien et le Comité ARET pressent Québec d'annoncer ses intentions

Stationnement devant les installations de la fonderie.

Dans son plan d'action pour réduire ses émissions d'arsenic dans l'air, la Fonderie Horne se montre réticente à abaisser le seuil de restauration des sols.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue Émilise Lessard-Therrien et le Comité Arrêt des Rejets et Émissions toxiques de Rouyn-Noranda se portent à la défense d’une recommandation de la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue (DSPu) sur la réhabilitation des sols.

Dans son plan détaillé de réduction de ses émissions rendu disponible mardi, la Fonderie Horne de Glencore se montre réticente à une recommandation de la DSPu demandant que le seuil de réhabilitation des sols soit abaissé de 100 ppm (partie par millions) d’arsenic à 30 ppm.

L’entreprise a embauché une firme de consultants pour tenter de démontrer qu’un tel ajustement aurait peu d’effet sur l’exposition des citoyens à l’arsenic. Ce rapport a été joint en annexe au plan d’action détaillé, rendu public cette semaine.

La recommandation, elle était claire et, dans un objectif de réduire les émissions d’arsenic, je pense qu’il faut qu’elle s’applique comme elle a été rédigée.

Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue
La députée de QS pour Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.

La députée de QS pour Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.

Photo : Radio-Canada

La Direction de la santé publique fait des recommandations et, moi, je m’attends à ce que les entreprises les suivent, pas qu’elles les remettent en question en faisant leurs propres consultations de leur côté, a déclaré la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.

Une position partagée par la co-porte-parole du Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda, Mireille Vincelette. On était un peu surpris de voir apparaître cela (avis d’une firme de consultant) dans ce plan, souligne Mme Vincelette. Nous faisons confiance aux conclusions de la DSPu car elle n’a rien à gagner dans tout cela, sauf une amélioration de la santé de la population.

Un objectif clair réclamé

Mireille Vincellette déplore que le plan d’action de la Fonderie Horne ne fasse jamais référence à la norme de 3 nanogrammes, qui est la norme québécoise.

Elle blâme notamment le gouvernement du Québec, qui n’a pas imposé d’objectifs clairs ni d’échéancier lorsqu'il a demandé à la Fonderie de livrer ses propositions de réduction pour la mi-décembre. On croit encore et toujours que de donner un objectif clair, des exigences claires, c’est ce qui va permettre à l’entreprise de s’adapter à la demande qui lui est faite. La demande n’était pas très claire, c’est sûr que la réponse n’est pas très claire, déplore-t-elle.

Mme Lessard-Therrien interpelle le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, pour qu’il envoie un signal rapidement sur le constat qu’il fait du plan d’action. Moi, je m’attends à ce que le gouvernement relance la fonderie par rapport à l’atteinte de la norme, précise-t-elle, en rappelant que le ministre avait finalement réclamé l’atteinte à long terme de la norme provinciale d’arsenic dans l’air.

La députée estime que le comité interministériel doit aussi se pencher sur la proposition de certains groupes qui réclament que le gouvernement limite la concentration d’arsenic maximale présente dans les concentrés de cuivre. À ce stade-ci, toutes les options doivent être envisagées pour réduire les émissions d’arsenic conclut-elle.

Le ministre de l’Environnement a décliné notre demande d’entrevue. Le plan d’action est présentement sous analyse au comité interministériel en charge du dossier. Le ministre sera en mesure de commenter le plan d’action suite aux recommandations du comité, a précisé par courriel son attaché politique.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique