•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Reprise partielle des activités militaires canadiennes en Irak

Un soldat canadien et une mitrailleuse à bord d'un hélicoptère qui survole le nord de l'Irak

Un soldat canadien dans un hélicoptère qui survole le nord de l'Irak dans le cadre de l'opération IMPACT, en février 2017.

Photo : The Canadian Press / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Les troupes canadiennes au Moyen-Orient ont repris certaines de leurs activités en Irak après avoir été redéployées dans des zones plus sûres, la semaine dernière, en raison des attaques iraniennes contre des bases américaines.

Environ 800 soldats canadiens servent actuellement au Moyen-Orient, dont 500 en Irak.

Près de la moitié de ce contingent a pour mission de former des troupes irakiennes et l’autre moitié prend part aux opérations antidjihadistes de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) dans le cadre de la lutte contre le groupe armé État islamique (EI).

La Défense canadienne avait toutefois dû redéployer l’essentiel de ces soldats la semaine dernière vers le Koweït ou des bases militaires mieux défendues en raison des tensions militaires élevées entre les États-Unis et l’Iran, qui ont culminé par le bombardement des bases en Irak qui abritaient des troupes américaines le 8 janvier.

L’une des attaques iraniennes menées à l’aide de missiles visait notamment des positions à l’extérieur de la ville d’Erbil, dans le nord du pays, où opèrent les forces spéciales canadiennes depuis cinq ans.

Selon le brigadier-général Michel-Henri St-Louis, interrogé par La Presse canadienne, les vols militaires canadiens ont repris en Irak pour transporter et approvisionner les troupes qui sont déployées au sol.

L’officier qui commande la Force opérationnelle interarmées Impact, qui supervise les efforts du Canada dans la lutte contre l'EI en Irak, affirme également que les forces spéciales canadiennes ont repris du service dans le nord de l’Irak.

Ces troupes d’élite formées pour intervenir dans des conditions difficiles ont pour mission d’éliminer les dernières poches de résistance djihadistes liées à l’EI dans cette région.

Les 200 militaires des forces régulières chargés de former les troupes irakiennes demeurent quant à eux dans les bases militaires du sud du pays jusqu’à nouvel ordre, a précisé le ministère de la Défense.

Un hélicoptère se pose.

Un hélicoptère Griffon des forces canadiennes s'apprête à se poser près de Mossoul dans le nord de l'Irak.

Photo : The Canadian Press / Ryan Remiorz

Pour l’instant, le moral des troupes canadiennes en Irak est bon, selon le brigadier-général Michel-Henri St-Louis, qui ajoute que le commandement évalue en permanence la situation et les menaces potentielles contre ses troupes.

Bien que la tension se soit atténuée ces derniers jours entre les États-Unis et l’Iran, la situation demeure délicate pour les troupes de l’OTAN déployées en Irak. Le gouvernement irakien a adopté une résolution demandant aux troupes étrangères de quitter le pays après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par les Américains, le 3 janvier dernier.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Conflits armés

International