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Rénover ou reconstruire l'École Évangéline : une décision attendue sous peu

Le centre d'éducation Évangéline.

Le centre d'éducation Évangéline en avril 2019.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

François Pierre Dufault

La Commission scolaire de langue française (CSLF) de l'Île-du-Prince-Édouard doit décider, sous peu, si elle recommande au ministère de l'Éducation de rénover ou de reconstruire l'École Évangéline.

Jusqu'ici, il a toujours été question du renouvellement de la plus vieille école de langue française dans la province. Cette définition plus large du projet ouvre la porte tant à des travaux majeurs de rénovation qu'à une reconstruction complète de l'édifice existant.

L'été dernier, en marge du Congrès mondial acadien, le premier ministre Dennis King s'est engagé publiquement à reconstruire l'école Évangéline.

Inscrite au budget d'immobilisation

En novembre, dans son plus récent budget d'immobilisation, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a réservé une somme de 8,8 millions de dollars d'ici 2025 pour l'école française d'Abram-Village. Mais c'est à la CSLF de déterminer, avec l'aide d'experts, si le bâtiment construit dans les années 1960 doit être rénové ou remplacé.

L'École Évangéline connaît des problèmes de chauffage et d'infiltration d'eau, selon des élèves et des membres du personnel.

Nous attendions des rapports d'évaluation de l'édifice, précise Gilles Benoît, le président de la CSLF. Maintenant, nous avons beaucoup plus d'information, beaucoup plus de données. Nous sommes prêts à passer à l'étape de prendre une décision. Je pense que nous avons ce qu'il faut pour prendre une décision éclairée.

On s'aperçoit qu'il a peut-être un malentendu à savoir si nous demandons une nouvelle construction ou des rénovations majeures. Nous voulons nous assurer que les choses sont claires et que tout le monde travaille dans la même direction.

Gilles Benoît, président de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard

Au cours des prochains jours, des commissaires de la CSLF doivent rencontrer les membres d'un groupe de travail sur le renouvellement de l'École Évangéline et du centre communautaire qui y est rattaché, afin de prendre une décision conjointe. Ce groupe de travail, présidé par Gabriel Arsenault, a déjà mis au point un plan des espaces et des besoins d'un édifice renouvelé.

Au cours de la dernière année, ce comité ad hoc a aussi fait du démarchage auprès des gouvernements provincial et fédéral afin de sensibiliser les élus à son projet.

Gilles Benoît en entrevue dans son bureau.

Gilles Benoît, président de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC

Lorsqu'une décision sera prise, la CSLF en informera le ministère de l'Éducation.

Mais déjà, l'administration scolaire lorgne davantage une reconstruction complète de l'école française d'Abram-Village. Nous voyons d'un très bon œil une nouvelle construction, indique Gilles Benoît. Il y a des parties du bâtiment qui ont 60 ans. Ce n'est peut-être pas viable à long terme de penser à des rénovations, laisse-t-il entendre.

Le président de la CSFL redoute aussi qu'en raison de l'ampleur des travaux nécessaires à l'École Évangéline, des rénovations s'étirent sur plusieurs années et placent les élèves et le personnel dans une situation très difficile.

Il rappelle le cas de l'école secondaire de langue anglaise Three Oaks, à Summerside, dont les rénovations ont duré plus de deux ans, et pendant lesquelles des tests de la qualité de l'air ne répondaient pas toujours aux normes, révélant même des taux élevés d'amiante à une occasion.

Gilles Benoît reconnaît néanmoins qu'une somme de 8,8 millions de dollars n'est pas suffisante pour bâtir un nouveau centre scolaire et communautaire.

« Le début d'une conversation »

Toutefois, lors du dépôt du plus récent budget d'immobilisation de l'Île-du-Prince-Édouard, la ministre des Finances, Darlene Compton, a indiqué que cet investissement dans l'École Évangéline était le début d'une conversation, ouvrant ainsi la porte à davantage de financement de la province.

Une contribution d'Ottawa serait également nécessaire pour compléter le montage financier du projet puisque l'école abrite des espaces communautaires dont le financement dépend en grande partie du gouvernement fédéral.

Nous ne serions pas loin des sommes d'argent nécessaires pour avoir une école complètement neuve, estime alors Gilles Benoît.

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