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Toujours un manque de vétérinaires pour gros animaux en Abitibi

Plusieurs vaches dans une ferme

Des agriculteurs et producteurs de l'Abitibi s'inquiètent de la pénurie de vétérinaires pour gros animaux dans la région.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Piel Côté

L'Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (AMVPQ) fait son possible pour éviter que l'Abitibi se retrouve sans vétérinaire apte à prodiguer des soins aux gros animaux. Rappelons que le Dr Paul Gervais, vétérinaire pour gros animaux basé à Amos, doit prendre sa retraite le 31 mars prochain.

L'AMVPQ a abordé cet enjeu lors d'une réunion de son conseil exécutif mercredi (le 15 janvier).

Des chevaux mangent du foin à l'extérieur l'hiver.

Les chevaux font partie des animaux que traitent les vétérinaires pour gros animaux.

Photo : Lauren Nagel

Le président de l'AMVPQ, Dr Jean-Yves Perreault, ne peut garantir qu'il n'y aura pas de découverture, mais il rappelle qu'il n'y en a jamais eu, malgré le fait que la région ait été fragilisée dans le passé en termes de couverture vétérinaire.

On ne veut pas avoir juste un système de pompiers, quelque chose à court terme. On veut établir une solution durable pour ne pas avoir à faire face à une crise, mentionne Dr Perreault.

L'Union des producteurs agricoles, par l'intermédiaire du président de la section locale d'Abitibi, Normand Lemieux, craint tout de même qu'une interruption de service ne survienne.

Les producteurs apprécient que l'AMVPQ tente de trouver une solution à tout prix, mais certaines de nos inquiétudes demeurent malgré tout, prévient Normand Lemieux.

On comprend très bien les inquiétudes des agriculteurs, je vous dirais que les vétérinaires se sentent très concernés et ce n'est pas souhaitable ni pour le ministère et surtout pas pour le bien-être animal.

Dr Jean-Yves Perreault, président de l'Association des médecins vétérinaires du Québec

L'AMVPQ prévoit d'ailleurs de rencontrer le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) au début du mois de février pour faire le point à nouveau sur la situation.

Plus d'un vétérinaire nécessaire

On veut soutenir l'implantation d'un vétérinaire à long terme, mais encore aujourd'hui, un vétérinaire seul, ça fait partie de la problématique à long terme. Travailler 356 jours par année et être de garde et 7 jours sur 7, 24 heures par jour, c'est un frein à l'établissement d'un professionnel dans la région, admet-il.

Ce que l'on veut comme solution est de ne pas avoir un seul vétérinaire, mais qu'une équipe vienne s'installer dans la région ou d'avoir un vétérinaire, mais qui serait soutenu par une équipe et qui pourrait assurer le service à long terme, espère-t-il.

Présentement, différents vétérinaires se relaient dans les régions désignées et viennent faire du remplacement. Le MAPAQ appuie ce système. Cette solution est toutefois limitée dans le temps, précise M. Perreault, qui rappelle que ce n'est pas la solution que l'AMVPQ veut mettre en place en Abitibi-Témiscamingue.

D'autres régions du Québec sont fragilisées en termes de desserte vétérinaire. L'AMVPQ les identifie comme des MRC désignées et l'Abitibi-Témiscamingue en fait partie.

Afin d'être confirmé comme une MRC désignée, un secteur donné est évalué via une grille du MAPAQ. Les facteurs qui influencent la décision sont notamment :

  • la taille du territoire;
  • la densité de la population animale;
  • l'âge et le nombre de vétérinaires dans la région.

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Abitibi–Témiscamingue

Agriculture