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Comment les Albertains s’habillaient-ils l’hiver il y a 100 ans?

Une femme en gros manteau de fourure et un homme en complet chaud tiennent des chiens près d'eux, avec un enfant emmitouflé dans son manteau entre eux.

Ce groupe devait s'habiller chaudement pour aller patiner à l'extérieur en 1914.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

Radio-Canada

La vague de froid a beau toucher à sa fin en Alberta, ce ne sera certainement pas la dernière que connaîtra la province. Les Albertains du début du siècle dernier faisaient eux aussi face à ces températures extrêmes, mais sans nos parkas de duvet et nos bottes de haute technologie. Alors, comment s’habillaient-ils pour se protéger du froid mordant?

La réponse est simple : avec beaucoup, beaucoup de couches de vêtements!

Les archives du musée Glenbow de Calgary regorgent d’images d’Albertains du début du 20e siècle et offrent beaucoup d’information à ce sujet.

Huit adultes et une enfant prennent la pose pour une photo à l'extérieur d'une maison en bois, tous vêtus de vêtements chauds.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres des familles Mills, Robson, Carruthers et Kilroe dans le comté de Vulcan, en Alberta, en 1916.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

On voit beaucoup de laine, affirme Meg Furler, une designer de costumes au Parc Héritage de Calgary, qui a étudié l’anthropologie et les tissus. Les couches de base, celles les plus près du corps, étaient toutes en coton ou en lin, parfois en laine. Vous voulez ajouter plusieurs couches, parce que ces couches emprisonnent l’air chaud que dégage votre corps, explique-t-elle.

Lors d’une journée typique, un homme ou une femme portait trois couches de base, en plus de leurs vêtements par dessus, explique Meg Furler. Un homme portait des pantalons, des bas en laine et un chandail.

Un enfant vêtu d'un manteau, de mitaines et d'une tuque de laine glisse sur un traineau en bois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les enfants devaient s'emmitoufler pour aller jouer dehors, même en 1929.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

Pour les femmes, c’était plus compliqué. Les bas, le corset, le couvre-corset, le jupon et la robe faisaient partie de leur arsenal de base.

Les femmes portaient un jupon en laine. Honnêtement, je le recommande fortement par des temps comme ceux-ci, dit Meg Furler. J’en ai déjà porté une et c’était comme avoir une couverture en laine sur soi. C’est très confortable et agréable.

Les bottes étaient faites de cuir, parfois avec une semelle en caoutchouc, et huilées pour les rendre imperméables.

Deux hommes vêtus de gros manteaux de fourrure et de chapeaux sont assis et regardent l'objectif.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fred Robertson et Reuben (Ruby) Warren de Millarville, en Alberta, vers 1902-1903.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

De petits mensonges sur la fourrure

La fourrure était très présente dans la garde-robe des Albertains des années 1900. Qu’ils soient pauvres ou riches, tous pouvaient s’en procurer.

Vous pouviez commander un nouveau manteau de fourrure dans le catalogue Eaton et le faire livrer chez vous. C’était très accessible, grâce à une grande fourchette de prix, explique Meg Furler.

Un policier vêtu d'un manteau et d'un chapeau de fourrure pose avec son chien de travail.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le policier W.W. Holmes de la Gendarmerie royale du Canada, au lac Minnewanka, en 1922.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

Même à l’époque, les gens mentaient parfois sur la qualité de leurs vêtements ou de la fourrure qu’ils portaient.

Vous pouviez avoir une très belle écharpe en fourrure d’écureuil… mais vous ne vouliez probablement pas dire qu’elle était faite d’écureuil, ajoute la designer de costumes.

Une femme pose en énorme manteau et chapeau de fourrure.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abigail Sexsmith de Calgary, en Alberta, au début des années 1910.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

Il n’y a rien de nouveau en mode. On essaie de trouver différentes manières de rendre les vêtements plus beaux et d'avoir une très bonne aubaine, dit-elle.

Des fermetures éclair « scandaleuses »

À l’époque, les vêtements étaient conçus pour se fermer avec des boutons, des crochets ou de simples noeuds. Les fermetures éclair existaient à l’époque, mais se brisaient facilement. Elles étaient principalement utilisées pour les vêtements de travail et d’enfants.

Un enfant vêtu d'un manteau d'hiver, d'un manteau et de mitaines tient un chat dans ses bras devant une clôture en bois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Albert Olsen au ranch Bar U de Pekisko, en Alberta, vers 1924.

Photo : Courtoisie de la Collection spéciale et des archives de l'Université de Calgary

C’était considéré comme indécent qu’une dame porte un vêtement à fermeture éclair, parce qu’elle pourrait l’enlever trop rapidement, explique Meg Furler.

Comme quoi ce ne sont pas seulement les vêtements qui ont changé avec le temps!

Avec les informations de CBC

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