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La grippe entre dans sa phase la plus active en Ontario

Une femme assise sur un sofa rouge lisant un livre.

Wendy Wilson se remet d'une pneumonie qu'elle a subie à la suite de symptômes s'apparentant à la grippe.

Photo :  CBC/Craig Chivers

Radio-Canada

La saison de la grippe a commencé un peu plus tôt que la normale cet automne et passe maintenant à la vitesse supérieure, selon des experts.

Ils notent la forte présence des deux souches de grippe en même temps. La grippe A touche principalement les personnes âgées, tandis que la grippe B est généralement plus courante chez les enfants et les jeunes. Normalement, une souche s'affaiblit lorsque l'autre devient prévalente.

Une femme en sarrau est debout devant un ordinateur.

Tasleem Nimjee, médecin à l'urgence de l'hôpital Humber River de Toronto, affirme que la salle d'urgence et les cliniques de soir connaissent un fort achalandage.

Photo :  CBC/Craig Chivers

L'augmentation du nombre de cas était évidente à l'hôpital Humber River de Toronto le lendemain de Noël.

Ce jour-là, nous avons vu 510 personnes passer par notre service des urgences et notre clinique pour enfants après les heures normales de travail, affirme la Dre Tasleem Nimjee, médecin à l'urgence de l'hôpital Humber River.

À Toronto, la présente saison de la grippe semble être plus intense que la moyenne. Les documents de la Ville notent 990 cas rapportés lors de la présente saison. À pareille date l'an dernier, le nombre de cas rapportés était de 767.

Toronto a vu 2672 cas lors de la saison 2018-2019 de la grippe, une saison sous la moyenne des quatre dernières années.

En Ontario, la santé publique rapporte 2252 cas d’influenza depuis l'automne. L’an dernier, ce sont 13 165 cas d’influenza qui ont été compilés par la province pour l'ensemble de la saison.

Santé publique Ontario rappelle cependant que les statistiques d’influenza qui sont rapportées par les autorités sont fortement sous-estimées, puisque les cas répertoriés sont seulement les individus qui sont entrés dans le système médical pour rapporter leurs symptômes et qui ne restent pas simplement à la maison.

Chaque année, la grippe tue environ 3000 Canadiens, souvent de jeunes enfants, des personnes âgées et des personnes souffrant de troubles médicaux préexistants comme l'asthme.

Jusqu'à présent, il y a eu plus de 12 500 cas confirmés de grippe au Canada et 10 décès en raison de la maladie.

Au Manitoba, deux familles sont ébranlées par le décès récent de leurs proches. Joanne Ens, 24 ans, est morte d'une infection bactérienne après avoir combattu la grippe pendant plusieurs jours, tandis que Blaine Ruppenthal, 17 ans, est également mort de complications de la grippe.

Les populations vulnérables

La grippe peut compliquer les maladies cardiaques préexistantes, l'asthme, les maladies pulmonaires chroniques, très souvent elle provoque une pneumonie. C'est ce qui rend les gens vraiment malades, explique le Dr Mark Loeb, directeur de la division des maladies infectieuses de l'Université McMaster à Hamilton.

À Ajax, en banlieue de Toronto, Wendy Wilson se remet d'une pneumonie qui l'a laissée avec une côte fêlée. Elle a commencé par un mal de gorge et des symptômes ressemblant à ceux de la grippe.

J'avais peur de marcher vite ou de bouger trop vite parce que c'était comme si tout d'un coup, je me mettais à tousser, et j'avais l'impression de ne pas pouvoir reprendre mon souffle, c'était foudroyant puisque ça s’est développé si vite.

Wendy Wilson

Et ces symptômes peuvent parfois s'aggraver, rappelle la Dre Nimjee.

Si quelqu'un est vraiment essoufflé et ne peut pas se débrouiller sans aide, sans oxygène, sans hydratation ou a besoin d'antibiotiques par voie intraveineuse, ce sont ces personnes qui seront hospitalisées, explique-t-elle.

Un sommet difficile à prévoir

Des experts croient qu'il est encore trop tôt pour évaluer la gravité de cette saison de la grippe.

Bien que les médecins des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis notent des signes inquiétants, comme une activité grippale généralisée et des hospitalisations en grand nombre, les chiffres canadiens, jusqu'à présent, ne confirment pas une saison hors de l'ordinaire pour l'influenza.

Selon les données recueillies en date du 4 janvier 2020, l'Agence de la santé publique du Canada ne qualifierait pas la saison de la grippe actuelle de grave à l'heure actuelle, ont affirmé les fonctionnaires de l’agence.

Un homme avec une chemise et un stéthoscope regarde la caméra.

Le Dr Mark Loeb croit qu'il est encore trop tôt pour qualifier la saison de la grippe de difficile.

Photo :  CBC/Craig Chivers

Mark Loeb convient lui aussi qu'il est trop tôt pour le dire, la saison de la grippe s'étend habituellement de la mi-novembre à avril.

Les épidémies de grippe sont comme une montagne il y a une ascension, puis vous atteignez un sommet et ensuite vous descendez. Nous sommes maintenant à l'ascension de cette montagne et on ne sait pas exactement où elle va culminer.

Mark Loeb, directeur de la division des maladies infectieuses de l'Université McMaster

Les médecins s’entendent sur un point : il est important de se faire vacciner contre la grippe.

Bien que le vaccin de cette année ne soit pas parfaitement adapté aux souches actuelles, une certaine forme de protection reste toujours préférable à aucune protection, selon le Dr Loeb.

Parfois, la prévention est plus difficile à comprendre que le traitement, explique-t-il.

Avec les informations de Francis Beaudry et de CBC

Avec les informations de CBC

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Toronto

Santé publique