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La fraude à eHealth cause des retards pour des personnes ayant le cancer

Le bras d'un patient recevant un traitement de chimiothérapie.

Des personnes atteintes de cancer ont attendu 24 à 48 heures de plus avant de pouvoir être traitées en raison de la cyberattaque dont a été victime l'organisme de santé gouvernemental eHealth, le 6 janvier.

Photo : iStock

La cyberattaque dont a été victime l’organisme de santé gouvernemental eHealth au début du mois de janvier a provoqué des retards supplémentaires dans les rendez-vous d’une trentaine de personnes atteintes de cancer en Saskatchewan.

L’Agence du cancer de la Saskatchewan, qui supervise les deux cliniques de cancérologie à Saskatoon et Regina, s’est rapidement déconnectée du réseau eHealth lorsqu’elle a appris que le système informatique de la plateforme en ligne avait été la cible d’une cyberattaque.

En agissant de cette façon, l’Agence a été en mesure de protéger les informations confidentielles de ses patients, mais elle a également empêché le personnel de ses établissements d'accéder à divers documents médicaux.

La mesure a ainsi provoqué des retards de 24 à 48 heures dans les rendez-vous qui étaient déjà prévus pour 37 personnes qui devaient subir un traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie.

Les personnes concernées ont été informées de la situation, affirment des responsables de l’Agence du cancer de la Saskatchewan dans un communiqué. Elle dit également s’être excusée auprès de celles qui ont subi les contrecoups des difficultés des derniers jours.

L’Agence précise que les cliniques ont des plans d’urgence en place lorsque les dossiers électroniques des patients ne sont pas accessibles, mais qu’il a fallu du temps pour récupérer les différentes informations médicales.

Une enquête en cours

Par ailleurs, le Commissariat à l’information et à la protection de la vie privée de la Saskatchewan a annoncé dans un communiqué jeudi qu’il se penchera sur la cyberattaque dont a été victime eHealth.

Cette enquête permettra de déterminer si des renseignements personnels ont été divulgués ainsi que l’ampleur de la fraude.

Le Commissariat examinera aussi les mesures de cybersécurité mises en place par l’organisation gouvernementale ainsi que les façons de les améliorer pour empêcher qu’une situation semblable ne se reproduise.

De son côté, eHealth a aussi affirmé dans un communiqué jeudi que l’organisation a été en mesure d’éliminer le virus qui a infiltré son système informatique et que le personnel de la plateforme en ligne n’a toujours pas trouvé de preuve indiquant que des informations confidentielles puissent avoir été compromises.

eHealth et l’équipe spéciale de Microsoft, qui a collaboré à l’enquête interne, consacrent désormais leurs efforts à la restauration des logiciels que eHealth a fermés après l’attaque.

La plateforme gouvernementale eHealth a été victime d’une cyberattaque le 6 janvier.

Lorsque les membres du personnel de l’organisme gouvernemental tentaient d’ouvrir des fichiers sur les serveurs, ils recevaient un message leur indiquant que des documents avaient été bloqués et qu’un paiement devait être effectué pour pouvoir les consulter.

Avec les informations de Dan Zakreski

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