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Une juge ordonne la vaccination de deux garçons malgré l'opposition de leur mère

Une personne se fait vacciner.

La décision met en évidence le rôle des tribunaux dans le règlement de conflit entre parents qui ont des opinions divergentes au sujet de la vaccination.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une juge de la Colombie-Britannique ordonne la vaccination de deux enfants malgré l’objection de leur mère, qui remet en question les effets des vaccins sur la santé.

L'affaire a été portée devant un tribunal provincial de Salmon Arm, dans l'intérieur sud de la province. Le père des enfants était préoccupé par une éclosion de rougeole qui a touché 30 personnes dans la province en 2019.

La mère a tenté de présenter un rapport rédigé par Toni Lynn Bark, une médecin américaine ayant témoigné dans le cas médiatisé d'une mère du Michigan qui s'est battue pendant des années pour que sa fille ne soit pas vaccinée.

Une fillette se fait vacciner sur le bras.

La décision de la juge Stella Frame fait référence à une décision de la Cour suprême dans laquelle un juge a rejeté les tentatives de lier les vaccins à l'autisme.

Photo : getty images/istockphoto

La juge Stella Frame a remis en question les compétences de la Dre Bark en matière d'immunologie, de virologie ou d'épidémiologie ainsi que le fait qu'elle prétendait être une experte en adversomique, qui étudie les effets indésirables des vaccins.

Il est difficile de savoir s'il s'agit ou non d'une science de pacotille ou d'un domaine émergent reconnu, lit-on dans la décision de la Cour.

Présentée telle qu'elle apparaît dans son rapport, sa théorie ou son opinion ressemble à une théorie du complot.

La juge Stella Frame au sujet de la Dre Bark

« La vaccination est préférable à la non-vaccination »

La mère affirme travailler dans un centre de santé et dit avoir les mêmes préoccupations que de nombreuses personnes sur les effets des vaccins contre la grippe.

Selon les meilleures preuves récentes, la vaccination est préférable à la non-vaccination [...] et toute réaction indésirable que pourrait développer un individu à la suite de la vaccination est largement dépassée par le risque de contracter la maladie, écrit la juge Frame.

Les deux garçons sont nés durant une relation qui s'est terminée en 2017. Leur mère refusait de consentir à la vaccination ou aux radiographies recommandées par un dentiste. Son opposition a mené un des enfants à devoir subir un canal radiculaire, une obturation et une extraction de dents.

Prendre une décision appropriée pour l'enfant

Cela ne veut pas dire que les parents doivent suivre aveuglément les conseils médicaux qui leur sont donnés. Des erreurs, parfois catastrophiques, peuvent être commises par les industries pharmaceutique et médicale, reconnaît la juge.

Il incombe aux parents d'écouter les conseils, de poser des questions, de faire des recherches et de prendre la décision appropriée pour leurs enfants, note-t-elle dans sa décision.

Le père a désormais l'entière responsabilité des traitements médicaux et dentaires pour les deux garçons, et ceux-ci devront être vaccinés conformément au calendrier de vaccination d'Immunization B.C.

Avec les informations de Jason Proctor

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Colombie-Britannique et Yukon

Vaccination