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« Le monde vous regarde », dit François-Philippe Champagne à l'Iran

François-Philippe Champagne parle devant un lutrin lors d'une réunion à Londres.

Le ministre Champagne et ses collègues des pays touchés dans la tragédie aérienne en Iran ont fait part de leurs attentes quant à la gestion de l'affaire par les autorités iraniennes.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les représentants des pays touchés par la destruction du vol PS752 ont établi un plan en cinq points pour le rapatriement en bonne et due forme des dépouilles dans leur pays respectif et s'assurer d'un accès sans entrave pour leur personnel consulaire en sol iranien.

Le Groupe international de coordination et d’intervention pour les familles des victimes du vol PS752 qui s'est réuni jeudi dans les bureaux du haut-commissariat du Canada, à Londres, a fait part d'une entente-cadre qui sera proposée à Téhéran.

Lors d'un point de presse à la sortie de la réunion avec ses homologues des pays touchés par la tragédie, le ministre des Affaires étrangères du Canada, François-Philippe Champagne, a brièvement présenté le contenu du plan.

Cette entente-cadre se concentre sur cinq thématiques clés qui vont orienter notre engagement avec les autorités de Téhéran, a-t-il expliqué.

  • S'assurer d'un accès sans entrave aux représentants des pays touchés par la tragédie pour qu’ils puissent offrir des services consulaires aux proches des victimes sur place.
  • S’assurer que le processus d’identification des victimes soit fait dans la dignité, la transparence et selon les normes internationales. Que les souhaits des familles quant au rapatriement des dépouilles soient respectés à la lettre.
  • S’assurer d’une enquête internationale indépendante, complète et transparente ouverte aux pays touchés et guidée par les règles de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
  • S'assurer que l’Iran accepte l’entière responsabilité de la destruction de cet avion et qu'elle reconnaisse ses responsabilités envers les familles des victimes, ce qui inclut un dédommagement.
  • S’assurer de l’imputabilité des responsables par l’entremise d’une enquête criminelle indépendante menée selon des procédures judiciaires transparentes et non biaisées.

Les familles veulent des réponses. Tous les pays rassemblés ici aujourd’hui veulent des réponses. Le monde veut ces réponses et nous n’allons pas nous arrêter jusqu’à ce que nous puissions les obtenir.

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères du Canada

Cérémonie à la mémoire des victimes

Vol 752 : l’Iran doit indemniser les familles, disent les pays touchés

Plus tôt, la réunion tenue à l'initiative du Canada a débuté par un moment de recueillement en mémoire des 176 personnes qui ont été tuées le 8 janvier dernier lors de la destruction d’un Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines, abattu par des missiles iraniens peu après son décollage de Téhéran.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, François-Philippe Champagne, avait convié pour l'occasion des représentants de quatre autres pays qui ont perdu des citoyens dans cette tragédie, soit de l’Ukraine, de la Suède, de l’Afghanistan et du Royaume-Uni.

Des représentants des Pays-Bas étaient aussi présents en raison de l'expertise néerlandaise issue d'une enquête de cinq ans sur l'écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine, qui a été imputé à la Russie.

Une des leçons que nous avons apprises de nos amis hollandais, c’est la coopération internationale. De parler d’une seule voix pour s’assurer qu’on puisse coordonner nos actions et parler d’une seule voix face au gouvernement iranien.

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères du Canada

La réunion portait également sur le statut des boîtes noires, qui contiennent des données de vol et des enregistrements des conversations dans la cabine de pilotage, des éléments cruciaux pour l'enquête.

C'est l'Iran qui mène l'enquête, puisque la tragédie s'est produite sur son territoire, mais il est arrivé dans le passé que cette responsabilité soit transmise à un autre pays qui a subi des pertes.

Des militaires et des secouristes iraniens sur le lieu de l'écrasement de l'avion de la compagnie Ukraine International Airlines.

Des militaires et des secouristes iraniens sur le lieu de l'écrasement de l'avion de la compagnie Ukraine International Airlines.

Photo : Reuters / Wana News Agency

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a affirmé mercredi que deux enquêteurs canadiens se trouvaient déjà en Iran, au sein d’une équipe internationale. Ils ont obtenu une bonne collaboration des autorités iraniennes, mais il a souhaité que la participation canadienne à cette enquête soit officialisée.

Ottawa espère que l'enquête permettra aux proches des victimes d'obtenir justice, y compris des indemnisations. Rappelons que 57 des 176 victimes du vol PS752 étaient Canadiennes.

Le gouvernement examine certaines options pour les indemniser lui-même dans l'intervalle, car le processus international pourrait s'éterniser pendant des années.

L'Iran sous les feux de la rampe

Dans les derniers jours, le premier ministre Justin Trudeau a discuté au téléphone avec différents acteurs internationaux, dont le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Le premier ministre et le secrétaire général ont réaffirmé la nécessité d'une enquête internationale complète et approfondie. Ils se sont félicités de la participation de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), dont le siège est à Montréal, a indiqué un communiqué de l'ONU.

Avec les informations de La Presse canadienne

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