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Assez d’écoles à Dieppe jusqu’en 2029, selon la firme Ernst & Young

Un plancher en mosaïque orne un corridor de l'école Antonine-Maillet de Dieppe.

Un corridor de l'école Antonine-Maillet de Dieppe.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Jean-Philippe Hughes

Une étude d’Ernst & Young, commandée par le district scolaire francophone sud, conclut qu’il y aura suffisamment de salles de classe à Dieppe pour la prochaine décennie. Les parents et la direction de l’école Sainte-Thérèse s’inquiètent des prévisions, alors que les inscriptions sont en déclin.

De nouvelles écoles ne devraient pas être nécessaires à Dieppe d’ici 2029, selon le rapport commandé en 2018 à la firme Ernst & Young. Malgré le déclin des naissances, les inscriptions annuelles devraient croître de 1,2 % au cours de la prochaine décennie.

Les capacités sont suffisantes, mais il faudrait procéder à des “rezonages”, a indiqué le directeur des services administratifs et financiers du district scolaire francophone sud, David Després. Il présentait les conclusion du rapport lors de la réunion du conseil d’éducation du 15 janvier. 

Mais l’étude ne semble pas suivre l’évolution récente à l’école Sainte-Thérèse. Le rapport prévoit une augmentation des inscriptions, alors que  le nombre d’élèves décline depuis le changement de zonage de 2016, qui devait rééquilibrer les inscriptions au profit de l’école Anna-Malenfant.

Si la tendance se maintient, on va se rendre de 600 à environ 380 élèves, s’inquiète le directeur de l’école Sainte-Thérèse, Luc Belliveau. L’école a perdu une centaine d’élèves au cours des quatre dernières années.

Luc Belliveau

Le directeur de l'école Sainte-Thérèse, Luc Belliveau, demande de revoir le zonage pour éviter le déclin des inscriptions dans son école.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le rapport de la firme Ernst & Young recommande toutefois de ne pas revoir le zonage à Dieppe avant 2025, ce que rejettent la direction et les parents. 

On demande qu’ils organisent les zones pour que la population demeure acceptable.

Luc Belliveau, directeur de l'école Sainte-Thérèse

Ça nous fait craindre pour la qualité de la vie scolaire dans l’école, soutient la présidente du Conseil des parents d’appui à l’étude (CPAÉ) de l’école Sainte-Thérèse, Karine Gauvin.

On perd de jeunes enseignantes dynamiques avec des contrats B qui doivent aller travailler ailleurs, déplore-t-elle. Alors ça a aussi des impacts sur les ressources disponibles à l’école, sur la vie de quartier, alors ce n’est pas sans conséquence.

Karine Gauvin

Karine Gauvin, présidente du Conseil des parents d’appui à l’étude (CPAÉ) de l’école Sainte-Thérèse.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

L’école secondaire Carrefour de l’Acadie pourrait d’ailleurs subir les contrecoups du déclin à Sainte-Thérèse, l’école nourricière du Carrefour de l’Acadie, selon le vice-président du CPAÉ, Mathieu LeBlanc. 

Notre crainte au CPAÉ du Carrefour de l’Acadie, c’est de voir une grande diminution du nombre d’élèves et puis finalement, une école où il y a six ou sept classes de la 6e à la 8e année, donc un grand clivage entre le Carrefour de l’Acadie et l’école Antonine-Maillet, indique Mathieu LeBlanc.

Croissance continue à Moncton

La croissance démographique dans les écoles francophones de la ville de Moncton devrait atteindre 11,5 % d’ici 2029, selon le rapport d’Ernst & Young. Devant un tel scénario, la capacité actuelle des infrastructures scolaires serait insuffisante, conclut le rapport.

L’école Saint-Henri pourrait connaître de grands changements au cours de la prochaine décennie. Déjà, des scénarios de reconstruction sur un site différents sont évoqués par le district scolaire.

Les parents aimeraient bien que l’école demeure dans le quartier Saint-Henri, souligne la directrice de l’école, Sophie LeBlanc.

L’école vieillit, et il pourrait s’avérer plus avantageux de reconstruire l’école plutôt que de la rénover. En raison de la croissance démographique de Moncton, le rapport recommande d’augmenter la capacité de l’école si elle devait être reconstruite, un agrandissement que le site actuel ne pourrait pas accueillir.

C’est sûr que ce serait mieux que l’école soit reconstruite sur le site actuel, mais si c’est ailleurs, ne sachant pas où c’est, c’est préoccupant, signale Sophie LeBlanc.

Pour désengorger les écoles de Moncton, notamment l’école Sainte-Bernadette, le rapport de la firme Ernst & Young suggère la construction d’une nouvelle école d’environ 430 élèves à Riverview d’ici 2025.

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