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Les proches honorent la mémoire de la victime de la fusillade de la rue Gilmour

Une photo montre un jeune homme vêtu d'un chandail à capuchon souriant à la caméra.

Manyok Akol, photographié ici à 8 ans, a été tué par balle la semaine dernière dans la fusillade de la rue Gilmour.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Les proches de Manyok Akol continuent de rendre hommage au jeune de 18 ans d'Ottawa tué lors de la fusillade dans une résidence de la rue Gilmour le 8 janvier dernier. Depuis le drame, des jeunes du quartier Britannia Woods se réunissent au centre communautaire pour parler de celui qu'ils appelaient Manny.

Le jeune homme, né dans le quartier de l'ouest d'Ottawa est le quatrième de six enfants. Il jouait au football pour le Bell Warriors avant d'être recruté par le Bel-Air Norsemen du quartier voisin de Carlington.

Manny était vraiment un bon athlète. Il avait du talent et il était fort. Il écoutait toujours ses entraîneurs pour s'améliorer, rapporte Tony Violante qui l'avait recruté pour le Bel-Air Norsemen. Il aimait faire des blagues et son sourire était électrique. Il faisait rire les gens.

Jean-Jacques Ngandu, qui a grandi dans le même complexe de résidences communautaires, a été choqué d'apprendre la mort de son ami.

Manyok était un leader. Il était un jeune positif, dit-il. Il a toujours vu une porte de sortie [de la rue Ritchie] et il a toujours motivé les jeunes dans la communauté. Il leur disait : "Je te vois dans la NBA [National Basketball Association]. Tu es encore petit, mais continue de travailler et tu vas y arriver".

La plupart des familles ici sont de la première génération d'immigrants, ajoute-t-il. Les parents ne font pas vraiment d'études, alors les enfants ne se voient pas sortir d'ici, devenir médecins ou avocats, explique celui qui produit un balado sur le quartier intitulé The House.

M. Ngandu pose devant un immeuble.

Jean-Jacques Ngandu connaissait bien Manyok Akol, victime de la fusillade de la rue Gilmour, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

D'anciens résidents de la rue Ritchie s'en sortent toutefois et ce sont eux qui font l'objet du balado, en y expliquant leur démarche, afin que les jeunes puissent s'identifier à eux, précise M. Ngandu.

Il espérait d'ailleurs raconter un jour l'histoire de Manny, qui était aussi musicien.

Le jeune homme avait récemment terminé ses études à l'École secondaire Notre-Dame. Il avait été blessé à la jambe par balle il y a cinq ans à l'extérieur de sa résidence. Des amis ont rapporté à CBC qu'il avait brièvement quitté Ottawa pour s'installer à Toronto, avant de revenir pour tourner la vidéo d'une de ses chansons rap, intitulée Rainy Days, où il raconte sa mésaventure sous le pseudonyme de FTG Metro.

Une veillée à la chandelle est prévue dimanche à 16 h 30 au centre communautaire Michele Heights.

D'après les informations de Judy Trinh de CBC

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