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Le poste de police de Mashteuiatsh

Le conseil de bande de Mashteuiatsh accueille avec prudence le financement d’Ottawa pour les corps policiers autochtones.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Mélissa Paradis

Mashteuiatsh ne pourra pas récupérer le montant de 1,6 million de dollars qu'elle réclame aux gouvernements du Québec et du Canada pour le financement de son service de police.

La Cour supérieure du Québec a rejeté la demande du conseil de bande innu qui revendiquait cette somme équivalant aux déficits accumulés de 2013 à 2017.

Dans un jugement rendu en décembre, le juge Robert Dufresne explique que les gouvernements ont respecté les ententes signées avec la communauté innue. Selon lui, Mashteuiatsh n'a pas fait la preuve que son service était sous-financé par rapport à d'autres services de police environnants.

Le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements, Charles-Édourd Verreault, accueille le jugement avec beaucoup de déception.

Oui, on a négocié les ententes. Oui, on les a acceptées, mais, franchement, il n'y a pas eu une grande négociation, soutient-il. La plupart du temps, c'est à prendre ou à laisser de la part des gouvernements. On nous a toujours dit qu'il n'y avait pas d'argent pour la sécurité publique, que tous les fonds étaient alloués. On est obligés de constater qu'au cours des dernières années, le gouvernement fédéral entre autres a mis un peu plus d'argent. Il s'est rendu compte qu'il y avait un manque.

Le conseil de bande évaluera la semaine prochaine s'il choisit de porter le dossier en appel.

En décembre 2016, le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait reconnu que les services de polices autochtones étaient sous-financés. En 2018, l'enveloppe budgétaire avait été augmentée et elle s'élèvera à plus de 2 millions de dollars pour l'exercice financier 2022-2023.

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