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Un mandat de grève touchera 800 milieux de garde en Estrie

Un enfant de dos joue avec des blocs dans une garderie.

Un enfant de dos joue avec des blocs dans une garderie.

Photo : Pixabay / LRCL

Radio-Canada

Les responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ont voté à 96,3 % en faveur d'un moyen de pression qui réduira les heures de service les vendredis à partir du 31 janvier. Les salaires sont au cœur du litige. En Estrie, 800 milieux de garde seront touchés.

Ces syndiquées sont membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), l'une des fédérations de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente notamment 10 000 responsables de services éducatifs en milieu familial.

Durant la première semaine de leur campagne de pression, ces services de garde en milieu familial ouvriront leurs portes 15 minutes plus tard le vendredi. Durant la deuxième semaine, ils ouvriront 30 minutes plus tard le vendredi et ainsi de suite, jusqu'à deux heures plus tard au bout de huit semaines.

Le mandat de moyens de pression qui vient d'être entériné par les syndiquées prévoit ensuite une demi-journée, puis une journée complète de fermeture du service de garde en milieu familial.

On se demande pourquoi on fait ce métier-là.

Valérie Beauregard, intervenante de services de garde en milieu familial

Hausse de salaire réclamée

Ces personnes responsables de services de garde en milieu familial ne sont pas rémunérées à l'heure; elles reçoivent une subvention pour le service qu'elles offrent.

La FIPEQ a donc fait calculer l'équivalent de leur rémunération par un économiste – en comptant leurs heures de travail, leurs dépenses, etc. – et elle en conclut que ses membres touchent l'équivalent de 12,42 $ l'heure, en moyenne. Elle revendique 16,75 $ l'heure pour ses membres.

Pour la première année, [le gouvernement] nous offre 0,5 %. C’est 60 sous par jour, trois dollars par semaine. Ça ne paie même pas le coût du matériel que les responsables vont devoir acheter le matériel pour répondre aux exigences qui s’en viennent au mois de juin, explique Marlène Carbonneau, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial de l’Estrie.

De leur côté, les intervenantes se disent à bout de souffle et réclament de meilleures conditions de travail, alors qu’elles croulent sous les tâches administratives en plus de leurs tâches quotidiennes.

Les exigences sont toujours plus élevées, dénonce Valérie Beauregard, intervenante de services de garde en milieu familial. On nous en demande toujours plus sans être rémunérées plus, regrette-t-elle.

Entre-temps, les négociations continuent avec le ministère de la Famille. Les parties doivent de nouveau se rencontrer vendredi. D'autres dates sont prévues en janvier et même en février.

Avec la Presse canadienne

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