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Jean-Jacques Pelletier : éveiller grâce à la fiction

L'écrivain Jean-Jacques Pelletier, l'air pensif, pendant une entrevue dans un café

L'écrivain Jean-Jacques Pelletier

Photo : Radio-Canada

Anne-Josée Cameron

D'une érudition remarquable, Jean-Jacques Pelletier ajoute à son oeuvre littéraire On tue..., un roman où terrorisme écologique et longévité ne font pas bon ménage. Rencontre avec un écrivain inquiet.

Dans son seizième roman, Jean-Jacques Pelletier met de l'avant une histoire de tueur en série qui assassine dans le but de faire réagir les êtres humains au sort réservé aux animaux.

Les meurtres pédagogiques au fond, c'est simple. Des écologistes un peu musclés se disent : "Les gens refusent de voir, alors on va faire en sorte qu'ils voient. On va donc faire aux êtres humains ce que les êtres humains font aux animaux".

Le nouveau roman de Jean-Jacques Pelletier est paru à la mi-novembre. Il d'agit de la troisième enquête de l'inspecteur Henri Dufaux. On y aperçoit un homme a tête de cochon sur fond rouge.

Le nouveau roman de Jean-Jacques Pelletier est paru à la mi-novembre. Il s'agit de la troisième enquête de l'inspecteur Henri Dufaux.

Photo : alire

Ce captivant roman de plus de 600 pages invite notamment les lecteurs à réfléchir aux changements climatiques et au sort réservé aux autres vivants. Il force les lecteurs à réfléchir à leurs propres comportements.

Actuellement, c'est très courant, on va parler de l'effondrement des populations animales sur la planète. On va parler d'une grande extinction, précise l'ancien professeur de philosophie.Mais dans la réalité, c'est pas une extinction, c'est une extermination délibérée. On tue par année 1000 milliards de tonnes d'animaux marins. On pourrait continuer encore longtemps à faire état des formes de vie qui disparaissent. On a raison de s'inquiéter, conclut-il.

Écrire pour digérer

Pour l'auteur de Lévis, écrire est une façon de digérer le monde et ses absurdités.

Ce qui met en marche l'écriture, c'est ce que je trouve le plus indigeste dans la réalité, explique-t-il, avant d'ajouter que l'indignation est probablement son principal moteur d'écriture.

Au cours des 30 dernières années, Jean-Jacques Pelletier a dénoncé la censure, le danger des grandes corporations, l’exploitation, les abus de pouvoir, l’exclusion, le détournement des institutions, etc.

Jean-Jacques Pelletier participera au Salon du livre de l'Outaouais le 1er mars et sera présent au Salon international du livre de Québec en avril prochain.

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