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Grève pour les éducatrices en milieu familial

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

Les éducatrices syndiquées en milieu familial débuteront la grève le 31 janvier.

Photo : iStock

Piel Côté

Les éducatrices syndiquées qui oeuvrent en milieu familial amorceront une grève le 31 janvier.

Des moyens de pression progressifs

Les moyens de pression se feront graduellement et toujours le vendredi.

Les travailleuses ouvriront 15 minutes plus tard le 31 janvier, 30 minutes plus tard le vendredi suivant, jusqu'à concurrence de 2 heures. Si les négociations sont encore insatisfaisantes aux yeux du syndicat lorsque les journées commenceront avec deux heures de délai, une demi-journée de grève sera ajoutée ainsi qu'une journée complète.

Les éducatrices syndiquées souhaitent contester les offres qu'elles ont reçues de la part du ministère de la Famille. Le 20 décembre dernier, nous avons eu les offres monétaires du ministère de la Famille et vraiment c'est rire de nous, c'est 1,5 % d'augmentation, mentionne la présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de l'Abitibi-Témiscamingue, Nathalie Baril.

Le nombre d'éducatrices syndiquées dans la région est en chute libre. En 2015, il y avait 450 éducatrices syndiquées en milieu familial en Abitibi-Témiscamingue alors qu'en 2020, on n'en compte plus que 280.

Le syndicat estime que les conditions de travail difficiles sont responsables de ces chiffres. Dans les offres, on perd également certains acquis alors on ne veut pas laisser ça comme ça, avertit Nathalie Baril.

Un salaire horaire en bas du salaire minimum

Les syndiquées souhaitent un rattrapage salarial de 35 % ce qui porterait leur salaire à 16,75 $ de l'heure, le même que les employées non formées pour le niveau un et qui travaillent dans les installations des Centres de la petite enfance.

Lorsque nous avons une garderie à la maison, nous avons beaucoup de tâches alors on veut vraiment faire bouger les choses pour augmenter nos conditions de travail, mentionne Mme Baril. Lorsqu'on met notre salaire à l'heure, on est payé environ 12,40 $ de l'heure, ce qui est sous le salaire minimum de l'heure.

Nathalie Baril ajoute que les nouvelles offres en provenance de Québec leur proposent une augmentation de 0,60 $ par jour.

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Abitibi–Témiscamingue

Syndicalisme