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Les Autochtones veulent participer à la refonte du cours d'Éthique et culture religieuse

Devant de l'Institut Tshakapesh, à Uashat.

Enseigne de l'Institut Tshakapesh

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Radio-Canada

Les communautés autochtones entendent participer aux consultations lancées par Québec pour revoir le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR).

Le 10 janvier, le gouvernement de François Legault a annoncé le début de consultations sur une révision du programme d'Éthique et culture religieuse.

Le Conseil en éducation des Premières Nations a indiqué vouloir prendre part à ces consultations afin d'intégrer du contenu sur les communautés autochtones dans la nouvelle version du programme.

La directrice des services éducatifs à l’Institut Tshakapesh, Sylvie Pinette, souhaite notamment que la culture, la langue, mais aussi la spiritualité des communautés autochtones soient abordées. On explore toutes les religions et toutes les spiritualités qui peuvent exister au Québec, mais qu'en est-il de celles des Premières Nations? Est-ce qu'on en parle dans ce cours-là? Comment on en parle? Est-ce qu'on en parle correctement?

D'abord, nous voulons participer aux rencontres. On veut aussi impliquer des aînés, amener la perspective Premières Nations. Je crois que notre présence lors de ces travaux-là, c'est un pas vers cette réconciliation dont on parle beaucoup.

Sylvie Pinette, directrice des services éducatifs à l’Institut Tshakapesh

Le directeur de la langue à l'Institut Tshakapesh, Francis Ishpatao, abonde dans le même sens et rappelle l'importance de reconnaître les langues autochtones.

La langue n'est pas reconnue, il y a juste deux langues officielles, l'anglais et le français, mais graduellement on s'en va vers une reconnaissance officielle. Le processus est là, mais je pense qu'il y a un gros travail, il faut que l'Institut travaille de concert avec ses partenaires et avec les communautés membres de sa région, souligne-t-il.

Se connaître avant de se réconcilier

Malgré les efforts de réconciliation mis de l'avant, M. Ishpatao fait remarquer que l'élimination des préjugés passe avant tout par l'éducation.

Moi, ce que je trouve important, c'est de sensibiliser directement à la base, chez les enfants. C'est important de véhiculer l'histoire des peuples autochtones du Canada, affirme-t-il.

C'est le respect mutuel, mais c'est juste du respect. On ne se visite pas, c'est un respect mutuel sur papier. S'il faut changer la donne, il faut reconnaître, s'apprivoiser, échanger, converser. Il faut que la vision autochtone soit omniprésente dans tous les aspects de cette refonte-là.

Francis Ishpatao, directeur de la langue à l'Institut Tshakapesh

Une des inspirations de ce cours-là, c'est de s'épanouir dans une société où se côtoient plusieurs valeurs et croyances, rappelle Mme Pinette.

Actuellement, on parle de plusieurs valeurs et croyances qui sont présentes au Québec, mais pas vraiment des Premières Nations, donc c'est le moment où on peut participer et inclure nos perspectives et notre vision, qui est différente.

Sylvie Pinette, directrice des services éducatifs à l’Institut Tshakapesh

C'est important de s'assurer que toutes les particularités des Premières Nations soient connues et partagées aux élèves québécois. C'est important pour être connus et surtout reconnus, rappelle Mme Pinette.

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