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La pénurie de logements s'estompe à Charlottetown, mais s'aggrave à Halifax

Une pancarte où il est inscrit for rent, ce qui signifie à louer en français.

C'est à Halifax que le taux d'inoccupation est le plus faible en Atlantique. Seulement 1% des logements locatifs étaient disponibles dans la capitale de la Nouvelle-Écosse à la fin de 2019, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Photo : Associated Press / David Zalubowski

François Pierre Dufault

La crise du logement à Charlottetown s'est un peu résorbée au cours de la dernière année. C'est maintenant Halifax qui a le taux d'inoccupation des logements locatifs le plus faible en Atlantique, selon les plus récentes données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), publiées mercredi.

Le pourcentage de logements disponibles dans la région de la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard demeure tout de même en deçà de celui des grandes villes comme Montréal et Toronto, et comparable à celui de Vancouver.

Le taux d'inoccupation à Charlottetown a rebondi à 1,2 % à la fin de 2019, selon les plus récentes données du Portail d’information sur le marché de l’habitation de la SCHL (Nouvelle fenêtre). À pareille date l'année précédente, ce taux était de 0,3 %. C'était alors le pire taux au pays.

Philip Brown est assis à son bureau. Il consulte son cellulaire.

Philip Brown, le maire de Charlottetown.

Photo : Julien Lecacheur

De bon augure, selon le maire de Charlottetown

Ce sont de bonnes nouvelles. Mais la Ville de Charlottetown doit travailler plus fort afin de construire plus de logements abordables, affirme le maire Philip Brown. Au cours de la dernière année, nous avons vu une augmentation des mises en chantier d'édifices résidentiels de 50 % par rapport à l'année précédente. J'aimerais voir la même chose au cours de la prochaine année.

Le premier magistrat dans la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard exhorte le gouvernement provincial à mettre de l'avant une politique de zonage d’inclusion qui exigerait des nouveaux aménagements qu’ils incluent des logements abordables, comme le font déjà la Colombie-Britannique et l'Ontario, notamment.

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard doit changer la loi afin de permettre aux municipalités de demander aux promoteurs immobiliers de créer 10 % à 20 % de logement abordable dans tout nouvel édifice qu'ils construisent.

Philip Brown, maire de Charlottetown

Philip Brown souhaite aussi que le conseil municipal de Charlottetown adopte en 2020 un règlement pour encadrer les locations à court terme sur des sites comme Airbnb, très critiquées l'an dernier au plus fort de la crise du logement.

Si la pénurie de logements s'est quelque peu résorbée dans la capitale insulaire, le prix moyen des loyers n'a cependant pas cessé d'augmenter. Il est passé de 864 $ à 882 $ par mois au cours de la dernière année, selon la SCHL.

Également frappée par une crise du logement, la Ville de Summerside, deuxième municipalité en importance à l'Île-du-Prince-Édouard, a vu quant à elle son taux d'inoccupation rebondir légèrement de 0,9 % à 1,1 % au cours de la dernière année.

Halifax en tête

C'est à Halifax que le taux d'inoccupation est le plus faible en Atlantique. Seulement 1 % des logements locatifs étaient disponibles dans la capitale de la Nouvelle-Écosse à la fin de 2019, selon la SCHL. À pareille date l'année précédente, le taux d'inoccupation était de 1,6 %.

Un plan large de la ville d'Halifax

Halifax, la capitale de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Sabrina Emond

La plus grande ville de la côte est du Canada a aussi vu le prix moyen des loyers augmenter de façon considérable au cours de la dernière année, passant de 1066 $ à 1113 $ par mois.

L'impact des locations de type Airbnb

Il serait devenu très difficile de trouver un appartement à louer à bon prix dans le centre-ville d’Halifax à cause de la popularité grandissante des locations de type Airbnb, selon une étude de l’Université McGill, publiée en novembre dernier.

Son auteur, David Wachsmuth, estime que plus de 2 % des logements de certains quartiers de la ville sont offerts en location à court terme.

Plus difficile de se loger dans certaines villes du Nouveau-Brunswick

Le taux d'inoccupation des logements a baissé dans plusieurs villes du Nouveau-Brunswick au cours de l'année 2019, selon la SCHL.

Dans la capitale Fredericton, le taux a chuté de 2,1 % à 1,4 %.

À Moncton, le taux est passé de 2,7 % à 2,2 %, tandis qu'à Saint-Jean, il a reculé de 3,7 % à 3,3 %. C'est à Bathurst qu'on observe la plus importante glissade, de 6,7 % à 4,2 %.

Augmentation du taux d'inoccupation dans plusieurs villes

Dans plusieurs villes de l'Atlantique, par contre, le taux d'inoccupation des logements a augmenté au cours de la dernière année.

C'est le cas d'Edmundston au Nouveau-Brunswick, où le pourcentage de logements disponibles a atteint 8,3 %, de la région de Sydney en Nouvelle-Écosse, où le taux d'inoccupation a presque doublé pour atteindre 4,6 %, et dans la capitale Saint-Jean à Terre-Neuve-et-Labrador, où 6,9 % des logements sont à louer.

En guise de comparaison, le taux d'inoccupation des logements à Montréal et Toronto était de 1,5 % à la fin de 2019, selon la SCHL. À Vancouver, ce taux était de 1,1 %.

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