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Agression à Parent : Sylvie Lachapelle vit toujours avec de graves séquelles

La femme en entrevue à Radio-Canada dans un bureau.

Sylvie Lachapelle a été attaquée par un homme aux petites heures du matin, le 3 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

« J’ai tout le visage enflé, je suis sur les médicaments, j’ai beaucoup de misère à dormir. » Sylvie Lachapelle, n’est pas retournée chez elle depuis qu’elle s’est fait attaquer dans son hôtel du secteur Parent, à La Tuque, le 3 janvier.

Sylvie Lachapelle habite avec sa belle-famille à Québec depuis l’agression. Elle était de passage mercredi à Trois-Rivières pour un rendez-vous médical.

La propriétaire de l’hôtel, qui a été conseillère municipale à La Tuque, trouve important de témoigner de ce qu’elle a vécu.

Je voulais que les gens réalisent l’ampleur [de l’agression], parce que souvent, quand on lit, on ne pense pas que ça peut être aussi grave que ça, mais quand on voit le visage, on voit l’impact que ça a eu.

J’ai toujours été contre la violence contre les femmes, c’est encore [plus fort maintenant].

Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central

Sylvie Lachapelle ne peut plus voir de son oeil gauche et elle ne sait pas encore si elle retrouvera la vue. Elle a trois fractures au visage et n’a plus de sinus du côté gauche.

La dame n’a pas beaucoup de souvenirs de ce qui s’est passé cette nuit-là. En quelque sorte, elle est contente de ne pas avoir en tête ces détails horribles.

La serveuse qui était présente, Nathalie Hébert, se souvient de tout. J’ai oublié beaucoup de choses comparativement à Nathalie qui se souvient de tout. C’est sûr que pour elle, émotionnellement, c’est plus difficile, affirme Sylvie Lachapelle.

Je le réalise aujourd’hui que oui, j’aurai pu [mourir], sauf que je ne me rappelle pas de ce qui s’est passé.

Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central
Syvlie Lachapelle sur un lit d'hôpital, le visage tuméfié.

Sylvie Lachapelle à l'hôpital, quelques heures, après son agression

Photo : Courtoisie de la famille de Sylvie Lachapelle

Aux petites heures du matin, le 3 janvier, Nathalie Hébert est allée chercher Sylvie Lachapelle pour qu’elle vienne parler à un client agressif. C’est Sylvie qui avait l’habitude d’intervenir dans ce genre de cas et ça s’est toujours bien passé, sauf cette fois-là.

Patrice St-Amand, un homme de 41 ans de Saint-Luc-de-Vincennes, a été accusé de tentative de meurtre pour avoir tabassé Sylvie Lachapelle.

Sylvie Lachapelle raconte qu’elle a dû être plongée dans le coma artificiel avant l’opération qu’elle a subie après l’attaque.

Si la dame affirme qu'elle ne pardonnera jamais son agresseur, elle dit ne garder aucune colère. J’aime mieux ne pas avoir de rage.

C’est sûr que c’est pas des choses qui arrivent tous les jours. C’est un hôtel qui existe depuis 100 ans et c’est la première fois [que ça arrive].

Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central depuis 20 ans

Sylvie Lachapelle souhaite retourner à Parent, mais elle ne sait pas quand elle en sera capable

Une vague d’appui qui fait du bien

Sylvie Lachapelle est bien connue en Haute-Mauricie. En plus d’avoir été conseillère municipale durant huit ans, elle est présidente du club de VTT depuis 20 ans. On fait des organisations toutes les années pour ramasser de l’argent pour aider à des femmes qui ont des maladies graves, nous a-t-elle raconté.

Je n’oublierai jamais [ce qui s’est passé], mais ça aide [d’avoir l’appui des gens].

Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central

Sylvie Lachapelle a été surprise par le grand nombre de messages d’appuis qu’elle a reçu de sa famille, de ses amis et des clients de l’hôtel.

Elle se trouve chanceuse d’avoir un si grand soutien de la part de sa famille et de ses amis. Elle affirme que c’est ce qui lui permet de traverser cette épreuve.

D'après l'entrevue de Pascale Langlois

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