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Épuisement des employés à Gatineau : le syndicat « soulagé » par la réaction du maire

« Le bien-être des employés, c'est une préoccupation permanente des élus, de la direction générale, de l'exécutif aussi », soutient Maxime Pedneau-Jobin.

Maxime Pedneaud-Jobin s'adresse aux médias dans un bureau.

Le maire de Gatineau a reconnu la surcharge de travail particulièrement dans le Service de l'urbanisme et celui des arts et de la culture (archives).

Photo : Radio-Canada

Emmanuelle de Mer

Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Gatineau se dit « soulagé » que le maire constate l’épuisement et la surcharge de travail des employés municipaux.

Ça me rassure que le maire reconnaisse [la situation] et ça démontre une ouverture pour trouver des solutions, a déclaré la présidente Geneviève Carrier à la suite du point de presse de Maxime Pedneau-Jobin mercredi.

Ce dernier a en effet souligné la pression exercée sur les cols blancs qui doivent composer avec une ville en croissance, une pénurie de main-d’oeuvre et trois sinistres majeurs en trois ans – deux crues printanières et des tornades.

Ces sinistres augmentent la pression sur l'ensemble des services qui dépasse la durée de la crise elle-même, a-t-il lancé lors de son premier point de presse de 2020.

C'est connu cette situation-là et on est en action pour essayer de la corriger.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le Service de l’urbanisme a particulièrement été pilonné, ayant dû composer avec une charge de travail importante depuis des années.

En plus des catastrophes naturelles et des problèmes de logement, ce service a subi – comme d’autres – une réforme profonde de sa structure. Je pense qu’on est en train [...] de passer du beau côté de la force, d’améliorer les choses, a lancé le maire. S’il y a moins de postes vacants, le service reste fragile parce que la charge de travail reste très grande, a-t-il admis.

Trouver des solutions

Geneviève Carrier reconnaît que certains services ont besoin de restructuration. Mais c’est important de faire un bilan au bout d’un certain temps pour voir si [on] a atteint les objectifs fixés, s’il y a des choses à corriger, à améliorer. Il faut accompagner ces salariés-là, ils doivent sentir qu’ils ne sont pas laissés à eux-mêmes, a-t-elle souligné.

Tout en comprenant les ambitions de la Ville, Mme Carrier estime qu’il est primordial de s’assurer que les employés qui doivent mener ces projets-là ont tout ce qu’il faut [...] et non pas une surcharge de travail impressionnante.

Lorsqu’on rencontre nos membres, c’est parfois le discours qu’on entend. Ils n’ont pas l’impression qu’on se soucie comme on devrait de leur bien-être.

Geneviève Carrier, présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Gatineau

De plus, les employés qui s’absentent pour un congé d’invalidité ne sont pas systématiquement remplacés, faute de personnel, ce qui augmente la charge de travail des employés restants.

Mme Carrier sourit assise à une table.

Geneviève Carrier, présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Gatineau

Photo : Facebook @genevieve.carrier.165

Mme Carrier reconnaît cependant que l’employeur fait des efforts. Dans le traitement personnel des dossiers, on y voit plus d’empathie et de bienveillance qu’on l’a vu il y a quelques années, a-t-elle illustré.

Le Service des arts et de la culture durement touché

Le maire a également analysé la situation au Service des arts et de la culture, jugeant qu’il s’agit du service où présentement c'est le plus difficile à la Ville. [...] Pour moi, c’est extrêmement préoccupant ce qui se passe-là, a-t-il soutenu.

C'est une réorganisation du travail qui était plus interne et à l'évidence, il y a quelque chose qui doit encore être amélioré.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Aux projets de la Ville – comme la refonte de la Division des fêtes et festivals et les projets de bibliothèques – se sont ajoutées les compressions récurrentes de 15 millions de dollars fixées pour 2018. Au Service des arts et de la culture, les choix qu’on a faits [...] ont été difficiles à vivre pour les employés. Il faut qu’on trouve une façon de sortir de ça, a lancé le maire.

Il mise sur le dialogue avec les employés pour trouver des solutions, comme on a été capables de le faire dans certains services, citant ceux de l’urbanisme, des biens immobiliers et des ressources humaines.

Pour le Syndicat des cols blancs, la Ville doit aussi trouver une façon de se démarquer du gouvernement fédéral qui recrute beaucoup d’employés municipaux. Il faut trouver une façon de rendre la Ville de Gatineau plus attrayante. Ça peut passer par la reconnaissance de diplôme et de l’expérience au niveau de l’embauche et du mouvement de personnel à l’interne, a suggéré Geneviève Carrier.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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