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Une pétrolière albertaine attend un permis d'exploitation depuis des mois

Vue sur un homme les pieds dans l'eau d'un lac et qui pêche.

Un groupe de Métis et la Première Nation de Fort McKay ont dit à l'AER qu'ils s'opposaient au projet, car il se rapproche trop du lac Moose, un lieu culturel et traditionnel important pour les populations locales.

Photo : La Première Nation de Fort Mckay

Nassima Way

La compagnie pétrolière Prosper Petroleum souhaite que la justice force le gouvernement albertain à lui délivrer un permis pour son projet Rigel, au nord-ouest de Fort McMurray, qui prévoit d'extraire 10 000 barils de pétrole par jour.

La demande de permis a été évaluée par l’agence de régulation du secteur énergétique (AER), qui a conclu que le projet était d’intérêt public et que le gouvernement devrait autoriser l'extraction de pétrole. Cette décision remonte à juin 2018. Depuis, aucune nouvelle de la province, malgré un changement de gouvernement favorable aux projets d’exploitation pétrolière.

Le 7 janvier, les avocats de Prosper Petroleum ont donc déposé une demande d’audience accélérée à la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta. Cette audience, qui a eu lieu le 14 janvier, a permis aux représentants de la province et de la compagnie de se rencontrer devant la juge Barbara Romaine.

Les avocats de la province ont demandé un ajournement des procédures en expliquant qu’ils ont eu moins d’une semaine pour étudier le dossier. La juge a accepté leur requête et l’affaire est ajournée jusqu'au 12 février.

L'extérieur du palais de justice à Calgary.

Les avocats de Prosper Petroleum estiment que l'attente a été trop longue et que la justice doit maintenant trancher.

Photo : Radio-Canada / David Bell

Cette décision déçoit le président directeur général de Prosper Petroleum, Brad Gardine : Nous attendons depuis près de 19 mois. Nous faire dire que nous devons attendre un mois de plus ne nous aide pas, car chaque jour d'attente nous fait perdre de l’argent.

Les avocats de la province estiment que ce retard s'explique par le changement de gouvernement, mais Brad Gardiner pense qu'il s'agit en fait des inquiétudes de la Première Nation de Fort McKay.

Cette dernière a d’ailleurs fait appel de la décision de l’agence de régulation du secteur énergétique, car le projet est à proximité de lac Moose, une réserve possédant deux lacs.

Une vue aérienne de Fort McKay (2011).

Une vue aérienne de Fort McKay (2011)

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

En effet, le gouvernement néo-démocrate avait commencé à travailler avec la Première Nation de Fort McKay pour créer une zone de protection d’un périmètre de 10 kilomètres autour du lac Moose. Or le projet de Prosper Pétroleum est situé dans un rayon de 4 kilomètres, soit à l’intérieur du périmètre.

Le gouvernement provincial est dans une situation où il s’est engagé à protéger la région du lac Moose et a [en même temps] approuvé notre projet, dit Brad Gardiner.

Selon la Première Nation, ce projet n'aurait pas dû être approuvé, car les modalités de la zone de protection sont toujours l'objet de négociations.

Avec des informations de Meghan Grant

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Alberta

Industrie pétrolière