•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Déficience intellectuelle : 29 personnes victimes d'abus l'an dernier, selon un rapport

Une patiente près d'une fenêtre.

Les documents du gouvernement décrivent des cas confirmés et révèlent que 24 ont donné lieu à des accusations criminelles.

Photo : iStock / prudkov

Radio-Canada

Le Département des familles du Manitoba a confirmé 29 cas de maltraitance, de vol, de menaces ou d'agression sexuelle contre des personnes vivant avec un handicap mental en 2018-2019.

Ces cas ne représentent qu’une partie des 356 allégations d’abus ou de négligence signalées la même année, selon le rapport. Au total, 159 cas ont fait l’objet d’une enquête.

Les documents du gouvernement décrivent 29 cas confirmés et révèlent que 24 d’entre eux ont donné lieu à des accusations criminelles et qu’au moins quatre employés ont été congédiés à la suite de ces incidents.

Dans un cas, la personne a été séquestrée et menacée dans le logement d’une famille d’accueil.

Un autre cas fait état d'une situation où un prestataire de soins était au volant d'un véhicule avec trois fois la limite permise d'alcool dans le sang.

Le nombre d’accusations criminelles portées surprend Janet Forbes la directrice générale d’Inclusion Winnipeg, un organisme qui soutient les personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle.

Janet Forbes debout dans une salle.

Janet Forbes remet également en question les compétences des personnes chargées d’examiner les allégations pour déterminer si une enquête officielle est justifiée.

Photo : Radio-Canada / Warren Kay/CBC

Selon elle, ce nombre ne représente pas tous les cas de violence commis contre les personnes vivant avec une déficience intellectuelle au Manitoba.

Nous n’avons pas une bonne évaluation pour mesurer ces abus, dit-elle. Ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas été blessé [physiquement] que cela ne leur a pas fait de mal, dit-elle.

Janet Forbes, qui est également membre du comité du registre des abus envers les adultes du Manitoba, condamne le processus à suivre pour porter des accusations au criminel.

La barre pour porter des accusations criminelles et établir la culpabilité est élevée, de nombreux incidents peuvent ne jamais parvenir aux tribunaux, déplore-t-elle.

Elle remet également en question les compétences des personnes chargées d’examiner les allégations pour déterminer si une enquête officielle est justifiée.

Pour l’exercice 2018-2019, il y a eu 61 renvois, selon le rapport annuel du ministère des Familles, comparativement à 39 l’année précédente.

La ministre des Familles, Heather Stefanson devant des drapeaux du Manitoba.

Le gouvernement manitobain affirme que la sécurité des personnes vulnérables est très importante pour lui.

Photo : Radio-Canada

La ministre des Familles, Heather Stefanson, explique que la sécurité des Manitobains vulnérables est une priorité absolue pour son gouvernement. Elle souligne que les allégations de négligence et d’abus font l’objet d’une enquête approfondie par le personnel du département.

Ces enquêtes nous permettent de travailler avec les victimes pour garantir leur sécurité et déterminer si une affaire doit être transmise à la police afin que ceux qui agressent criminellement nos plus vulnérables puissent être traduits en justice, explique la ministre dans un communiqué.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !