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Les consultations publiques de la GRC suscitent l'inquiétude en Saskatchewan

Le bureau de la GRC de Prince Albert.

Une fois les consultations terminées, la GRC publiera un rapport au printemps.

Photo : Radio-Canada / CBC/Neil Cochrane

Radio-Canada

Le coup d’envoi a été donné aux consultations publiques de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans les communautés rurales de la Saskatchewan. L’inquiétude est toujours vive pour la population et des élus de ces villages qui craignent que la centralisation des services policiers ne les laisse pour compte.

La police fédérale mène une série de consultations dans sept localités, du 13 au 16 janvier. Le public est appelé à commenter un projet pilote de centralisation des services de la GRC dans la région de Swift Current. L’initiative fait toutefois couler beaucoup d’encre depuis son annonce.

La mairesse de Maple Creek, où se tient l’une de ces consultations, affirme que ce projet pilote fait peur à tout le monde.

On a causé la panique en faisant croire aux gens qu’il n’y aurait plus de détachement dans la ville et ils craignent que les policiers ne puissent plus répondre dans un délai convenable.

Michelle McKenzie, mairesse de Maple Creek

Notre détachement a mis 20 à 25 minutes pour se rendre au parc provincial de Cypress Hill pour une affaire d’entrée par effraction. Si les services sont centralisés à Swift Current, le temps de réponse sera nécessairement plus important, dit-elle.

Le lancement des consultations publiques et ce qu’elles impliquent auraient pu être gérés différemment, dit également la mairesse. La GRC a plutôt provoqué un état de panique dans tout le sud-ouest de la province.

Suivez notre journaliste Sophie Chevance en direct de la consultation de la GRC à Gravelbourg 

L’importance d’une police proche de sa communauté

À Shaunavon, la rencontre de lundi a été bien accueillie, note le maire, Grant Greenslade. La centralisation des services policiers représente là aussi une très grande préoccupation.

Selon M. Greenslade, le modèle actuel de la GRC fonctionne très bien. Nous avons une équipe complète ici et nous sommes heureux. Les policiers font partie de notre communauté, certains d’entre eux s’impliquent en faisant du bénévolat, leurs enfants sont inscrits dans nos écoles, souligne-t-il.

Commentaires et préoccupations

Bill Clearly, qui a participé à la consultation publique de Shaunavon, note qu’il a été question de la police communautaire, de son importance, et de l’engagement des policiers dans une communauté.

Il affirme que le plan de la GRC n’a pas été précisé au public lundi soir et qu’il demeure nébuleux. Selon lui, l’information recueillie lors de ces rencontres restera secrète.

La fermeture de détachements et la réduction de services policiers ne sont pas envisagées , répète pour sa part le caporal et porte-parole de la GRC Rob King. Le but de ces consultations publiques? Voir ce que nous faisons bien, ce que nous faisons mal et ce que nous pouvons améliorer, assure-t-il.

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