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La commissaire aux services en français veut gagner la confiance des Franco-Ontariens

Une femme et un homme en arrière-plan à ses côtés dans une salle de presse de l'assemblée législative de l'Ontario.

« Je suis enthousiaste à l’idée de pouvoir continuer à travailler à la promotion des services en français comme je l’ai fait durant toute ma carrière professionnelle, mais aussi dans mon travail en tant qu’éducatrice, avocate et fonctionnaire », a déclaré Kelly Burke.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Kelly Burke, la nouvelle commissaire aux services en français de l'Ontario, défend l'indépendance et l'impartialité de son bureau et assure que les ressources de l'ombudsman lui permettront d'accélérer son travail au service des francophones.

Je suis honorée d’avoir été sélectionnée, a déclaré Kelly Burke, qui s’exprimait mercredi pour la première fois en public depuis sa nomination annoncée lundi après un long processus de sélection. J’ai toujours été passionnée par les affaires francophones et par la reconnaissance des droits linguistiques en français en Ontario.

Je fais partie de la communauté francophone. [...] Je suis là avec vous et j'espère bien gagner votre confiance comme l'ancien commissaire pour évoluer dans un nouvel univers avec un bureau très bien établi [et] des ressources qui vont pouvoir accélérer davantage [le travail].

Kelly Burke, commissaire aux services en français

Son poste d'ombudsman adjointe responsable de l'unité des services en français a été créé après l'abolition du Commissariat aux services en français (CSF) par le gouvernement Ford. Cette décision avait soulevé un tollé au sein de la communauté franco-ontarienne, ce qui a mené les progressistes-conservateurs à revenir partiellement en arrière en créant un poste de responsable des services en français au sein du Bureau de l'ombudsman.

Kelly Burke succède à François Boileau, qui était le premier commissaire aux services en français de l'histoire de l'Ontario. Contrairement à M. Boileau, Mme Burke relèvera de l'ombudsman de l'Ontario. Comme vous avez compté sur lui, vous pouvez compter sur moi.

Selon elle, la nouvelle structure du commissariat aux services en français est un changement de cap important pour la communauté, mais ça présente aussi des occasions pour évoluer vers des directions très positives.

J'apporterais à ce nouveau rôle la même énergie et le même engagement que dans mes rôles antérieurs, a assuré Kelly Burke, une avocate de formation qui occupait le poste de sous-ministre adjointe au ministère des Affaires francophones du gouvernement ontarien de 2014 à janvier 2019.

L'indépendance de la commissaire remise en question

De nombreux Franco-Ontariens, à l’instar de la députée indépendante Amanda Simard, demandent toujours le rétablissement d’un bureau du commissaire indépendant qui ne soit pas sous la supervision du Bureau de l'ombudsman.

J’ai pleinement confiance de pouvoir exercer le poste avec impartialité comme le poste l’exige.

Kelly Burke, commissaire aux services en français

Mme Burke a reconnu qu'il est probable qu'elle devra enquêter sur des politiques qu'elle a elle-même développées lorsqu'elle travaillait au sein des Affaires francophones du gouvernement. J'ai l'intention de reconnaître la culture et le dynamisme du bureau de l'ombudsman qui doit faire preuve d'impartialité et d'objectivité vis-à-vis du gouvernement et des politiques, a-t-elle toutefois assuré.

C'est l'impartialité qui nous donne notre crédibilité, et c'est cette crédibilité qui nous donne le pouvoir d'influencer. Donc c'est très important de maintenir cette impartialité.

Paul Dubé, ombudsman de l'Ontario

La nouvelle commissaire a indiqué que l'intégration du bureau des services en français au cœur du Bureau de l'ombudsman, l'appréciation des services en français, la valorisation de la communauté francophone au sein de la province et la pénurie de la main-d'œuvre francophone feront partie de ses priorités.

L'ombudsman défend le long processus de nomination

Mon équipe et moi avons travaillé sans relâche pour mettre à profit le travail de l'ancien commissaire, pour créer une unité de service en français capable de promouvoir efficacement les services en français et de protéger vigoureusement les droits linguistiques en Ontario, a déclaré l'ombudsman Paul Dubé.

Celui-ci a expliqué avoir pris le temps requis pour trouver la personne la mieux qualifiée. L'ombudsman a souligné l’expérience de Mme Burke en matière d’accès à la justice en français dans la province ainsi que sa contribution au projet de monument à Queen’s Park pour souligner les 400 ans de la présence francophone en Ontario.

L’ombudsman Paul Dubé indique que des économies de 5,84 millions de dollars seront réalisées avec les changements organisationnels du gouvernement Ford. Son bureau englobe maintenant le Commissariat aux services en français et le protecteur à l’enfance.

L'ombudsman a précisé que Mme Burke avait été embauchée pour une durée illimitée et qu'il ne s'agissait pas d'un contrat.

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