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Communauté et activités extrascolaires, enjeux clés des premières consultations de la DSFM

Des femmes discutent.

Après une courte présentation, les enseignants de l'École communautaire Saint-Georges ont été répartis en deux tables rondes pour partager leurs commentaires au sujet du prochain plan stratégique.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Thibault Jourdan

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) a entamé mardi soir à l’École communautaire Saint-Georges des consultations pour établir son prochain plan stratégique. Chez les enseignants comme du côté des parents, le renforcement de l’aspect communautaire est ressorti comme l’une des prochaines priorités.

Les six enseignants de l’école ont été les premiers consultés, et huit commissaires de la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM) avaient fait le déplacement dans cette école de 52 élèves, située à environ 120 km au nord-est de Winnipeg.

Après une brève présentation du directeur général de la DSFM, Alain Laberge, les enseignants ont été répartis en deux tables rondes. Globalement, les enseignants souhaitent conserver les trois axes principaux définis par la DSFM, à savoir la réussite scolaire, la communauté et la construction identitaire.

Un homme noir assis sur un canapé.

Jean Bedel est enseignant à l'École communautaire Saint-Georges depuis 9 ans.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Par contre, c’est au niveau des sous-axes que du travail doit être effectué. On veut créer plus de partenariats entre la communauté et les écoles, résume Jean Bedel, enseignant à l’école Saint-Georges. [Des partenariats existent] mais, dans notre milieu minoritaire, on constate qu’il y a encore des manquements et on a besoin d’aide de la part de la division, de la province.

Ce n’est pas difficile de faire venir la communauté mais il y a un élément qui bloque, c’est la langue. Pour beaucoup de choses que nous faisons, nous allons vers [elle], mais c’est difficile [de faire en sorte qu’elle] vienne vers nous à cause de la barrière de la langue.

Jean Bedel, enseignant à l’école communautaire Saint-Georges

Revendiquer les mêmes services qu’en ville

On cherche aussi à voir ce que l’école peut offrir aux différents organismes [de la communauté] et pas seulement toujours demander des services, abonde la directrice de l’école, Trisha Dubé. On veut vraiment améliorer la promotion de l’implication des parents, des grands-parents et des aînés dans notre école.

Une femme.

Trisha Dubé est la directrice de l'École communautaire Saint-Georges de la DSFM.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

La directrice affiche aussi sa volonté d’offrir aux élèves de son école les mêmes services que ceux offerts aux élèves des écoles situées à Winnipeg. En tant que petite communauté, il faut toujours faire la revendication des mêmes services qui sont offerts en région urbaine. Je veux que la programmation demeure équitable pour les élèves à l’urbain comme pour ceux au rural.

Parce qu’on est éloigné de la ville, qu’on est une petite communauté et qu’on n'a pas [beaucoup d’entreprises], c’est difficile de faire venir du monde.

Trisha Dubé, directrice de l'École communautaire Saint-Georges

L’importance des activités extrascolaires

Les parents étaient aussi invités à donner leur avis mardi soir.

Avec seulement trois parents qui ont fait le déplacement, la participation a été limitée. Néanmoins, les discussions ont été riches et l’importance des activités en dehors du cycle scolaire normal, tel que les camps JMÇA, a marqué les échanges.

Ces activités sont importantes parce que dans un milieu où l’anglais est parlé partout, cela permet d’avoir un lieu où [les enfants] peuvent aller pour parler français et s’améliorer. Si on ne l’utilise pas, on va le perdre, affirme Leila Spiers.

Des femmes assises écoutent quelqu'un parler.

Quelques parents d'élèves de l'École communautaire Saint-Georges ont assisté aux premières consultations de la DSFM concernant son prochain plan stratégique.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

La mère de deux enfants en 8e et 10e années estime aussi que ces activités sont importantes pour la construction identitaire des jeunes. Plus on peut offrir ce genre d’activités, plus l’identité francophone des jeunes va se développer, pense-t-elle. Cela leur donne plus de confiance en eux.

Si on n’offre pas ces choses-là et [que le français se résume seulement à l’école] les jeunes ne peuvent pas voir que d’autres personnes dans la communauté parlent français.

Leila Spiers, parent d’élèves de l’École communautaire Saint-Georges

Les consultations se poursuivront au cours des prochains mois et le calendrier complet (Nouvelle fenêtre) des rencontres se trouve sur le site Internet de la DSFM.

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