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Peter MacKay se lance dans la course à la direction conservatrice

Peter MacKay tient un micro de la main gauche et lève la droite bien haut.

Peter MacKay a terminé sa réflexion : il sera de la course à la direction du Parti conservateur.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Philippe-Vincent Foisy

L’ancien ministre conservateur Peter MacKay sera candidat dans la course à la succession d’Andrew Scheer à la tête du Parti conservateur.

Il l'a annoncé sur les réseaux sociaux mercredi après-midi. J'y vais! Restez à l'écoute, a-t-il écrit dans un bref message sur Twitter.

Le lancement de sa campagne est prévu la semaine prochaine.

Pour diriger sa campagne, Peter MacKay a choisi l’ancien député conservateur Alex Nuttall, qui a travaillé pour Maxime Bernier lors de la dernière course fédérale et pour Patrick Brown lors de la course conservatrice provinciale en Ontario.

M. Nuttall sera appuyé par Michael Diamond, qui sera le directeur des communications de sa campagne. M. Diamond a travaillé dans le camp de Kellie Leitch lors de la course en 2017.

Les conservateurs choisiront leur nouveau chef le 27 juin prochain à Toronto.

Il part avec une grande dose de respect de la part des membres, des militants. Il vient de l’aile progressiste, et on réalise après les deux défaites électorales que le chemin de la victoire passe beaucoup par les provinces de l’est du pays, de l’Ontario vers les Maritimes.

Yan Plante, ex-stratège conservateur

Il représente ce dont le parti a besoin, soit d’être acceptable dans l'est du pays et d’être intéressant dans l’ouest du Canada, a ajouté M. Plante, qui occupe maintenant le poste de directeur principal chez Tact Intelligence conseil.

Peter MacKay a été député de la Nouvelle-Écosse à la Chambre des communes de 1997 à 2015. C’est lui qui a succédé à Joe Clark à la tête du Parti progressiste-conservateur au début des années 2000, lorsqu’il a fusionné avec l’Alliance canadienne pour devenir l’actuel Parti conservateur.

Dans le gouvernement de Stephen Harper, M. MacKay a été notamment ministre des Affaires étrangères, ministre de la Défense et ministre de la Justice.

En 2015, il avait quitté la scène politique fédérale en expliquant qu’il voulait passer plus de temps avec sa famille.

PCC : quelle course au leadership ?

Quelques controverses

En 2011, Peter MacKay avait essuyé les critiques de l'opposition pour l'utilisation d'un hélicoptère militaire à Terre-Neuve. Il s'était défendu en soutenant qu'il n'avait fait que participer à un exercice de recherche et de sauvetage.

En 2014, il avait été accusé de colporter des stéréotypes sur le rôle de la femme.

La même année, la publication sur les réseaux sociaux d'une photographie du ministre portant un chandail proarmes avait suscité de vives réactions.

En octobre dernier, M. MacKay avait sévèrement critiqué Andrew Scheer, estimant qu’il avait raté la cible alors qu'il était en échappée devant un filet désert. Selon lui, le conservatisme social de M. Scheer représentait un fardeau nauséabond, qui aura finalement coûté au PCC l'élection du 21 octobre. Par la suite, il s’était défendu de lorgner la direction de la formation.

Peter MacKay exerçait le droit avant de se lancer en politique. Il a été admis au Barreau de la Nouvelle-Écosse en 1991.

Il a dirigé son propre cabinet à New Glasgow. Il a été nommé procureur de la Couronne deux ans plus tard.

La députée Marilyn Gladu a confirmé la semaine dernière qu’elle serait candidate à la succession d'Andrew Scheer. Les noms de quelques autres potentiels aspirants circulent depuis plusieurs semaines, dont ceux de l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, de l'ancienne ministre fédérale Rona Ambrose, des députés Gérard Deltell et Pierre Poilièvre, et de l'homme d’affaires Vincent Guzzo. Les anciens premiers ministres de la Saskatchewan Brad Wall et du Nouveau-Brunswick Bernard Lord, l'ancien ministre et sénateur Michael Fortier et l'homme d'affaires Bryan Brulotte ont pour leur part indiqué qu’ils ne seraient pas de la course.

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