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Le mystère plane sur la destination des boîtes noires du vol PS752

Une main tient un cylindre identifié comme un enregistreur de vol, près d'une boîte.

Cette image diffusée en Iran montrerait l'enregistreur de vol d'une des deux boîtes noires du vol PS752 de la compagnie Ukraine Airlines International (UAI).

Photo : Reuters / IRIB via WANA

Radio-Canada

La confusion règne quant au sort des deux boîtes noires du vol PS752 d'Ukraine International Airlines (UIA), abattu par un, sinon deux missiles iraniens dans les minutes qui ont suivi son décollage de l’aéroport de Téhéran mercredi dernier.

Selon une représentante de la justice ukrainienne citée par l’agence russe Interfax, Kiev cherche à déterminer si l’Iran leur remettra bel et bien ces boîtes, qui contiennent l’enregistrement audio de la cabine de pilotage et toutes les données de vol.

Un enquêteur iranien devait se rendre en Ukraine mercredi pour vérifier si les boîtes peuvent y être décodées, mais il ne s'est pas présenté, a fait savoir Polina TChij, chef du service de coopération juridique internationale auprès du procureur général.

Téhéran n'a pas formellement répondu à la demande du gouvernement ukrainien, qui souhaite avoir accès aux boîtes noires, Kiev l'a donc renouvelée, a-t-elle ajouté.

Kiev avait annoncé lundi que les Iraniens avaient accepté de lui remettre les deux boîtes noires du Boeing 737, mais en soulignant d’emblée que les détails demeuraient flous.

Ils se sont engagés à nous les donner. Ce que nous n'avons pas, c'est la date où cela se produira. Nous insistons pour que les boîtes noires soient remises immédiatement, avait indiqué le chef de la diplomatie ukrainienne.

Samedi, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), l’équivalent français du Bureau canadien de la sécurité des transports (BST), avait indiqué qu’il enverrait des représentants en Ukraine pour effectuer des travaux techniques sur ces deux boîtes.

Mardi, le BEA a toutefois précisé sur Twitter que des discussions étaient toujours en cours entre les parties prenantes à cette enquête, officiellement dirigée par le Bureau iranien sur les accidents aériens (AAIB).

Jusqu’ici, le BEA n’a pas été sollicité pour effectuer des réparations ou le téléchargement de données de l'enregistreur audio dans le poste de pilotage (CVR) et l’enregistreur de données de vol (FDR), a-t-il écrit.

Selon nos informations, des négociations sont toujours en cours avec les autorités iraniennes afin de déterminer où aura lieu l’analyse des boîtes noires.

Si cela devait se dérouler en Ukraine, les enquêteurs pourraient demander l’aide du BEA, qui possède une expertise spécialisée dans la récupération de données provenant de boîtes noires endommagées.

Champagne à Londres

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, est arrivé à Londres, mercredi, en vue de la réunion du groupe de coordination composé des pays dont des ressortissants sont morts dans la tragédie du vol PS752, jeudi.

Dans une série de tweets publiés en début de journée, il a réitéré que des agents consulaires de son ministère et des enquêteurs du BST travaillent en collaboration avec les autorités iraniennes.

Il a aussi indiqué que les membres de l'Équipe permanente de déploiement rapide (EPDR) de son ministère ont rencontré des experts médicolégaux pour discuter des prochaines étapes.

Des discussions ont aussi été entreprises avec des banques et des compagnies d'assurance pour faciliter l'assistance aux familles et avec des compagnies aériennes pour commencer à discuter des voyages à destination et en provenance de l’Iran.

En point de presse avec les médias à Ottawa mercredi après-midi, le ministre canadien des Transports, Marc Garneau, a confirmé que l'Iran était toujours en possession des boîtes noires.

Ce qu’on s’est fait dire par les Iraniens, c’est que nous pourrons participer au téléchargement et à l’analyse des données, a expliqué M. Garneau. Nous sommes toujours en attente pour savoir à quel endroit cette analyse sera faite.

La tragédie a fait 176 victimes, dont 57 Canadiens. Les autorités iraniennes ont confirmé samedi que l'avion a été abattu par leurs forces armées.

Avec les informations de Reuters

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