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Tinder et Grindr accusées de partage illégal de données personnelles

Une main tient un téléphone sur lequel est affichée l'application Tinder.

Tinder est l'une des applications de rencontre les plus populaires, avec près de 60 millions d'utilisateurs et utilisatrices dans le monde.

Photo : gotinder.com

Agence France-Presse

Des applications de rencontre comme Tinder, Grindr et OkCupid partagent avec des entreprises tierces des données personnelles de leurs utilisateurs et utilisatrices, y compris leur orientation sexuelle dans le cas de Grindr, selon ce qu'a dénoncé mardi un organisme norvégien.

Selon le Conseil norvégien des consommateurs, Grindr, qui se présente comme le plus grand réseau mondial de rencontre pour les personnes gaies, bisexuelles, transgenres et queer, partage les données GPS, l'adresse IP, l'âge et le sexe de ses utilisateurs et utilisatrices avec une multitude d'acteurs ainsi aptes à mieux cibler les publicités.

Le partage de ces données trahit aussi implicitement l'orientation sexuelle des internautes, selon le Conseil des consommateurs à l'origine d'un rapport.

Celui-ci, intitulé Out of control (hors contrôle), examine la collecte et l'utilisation de données personnelles par 10 applications et conclut que l'industrie publicitaire enfreint systématiquement la loi.

À chaque fois que vous ouvrez une application comme Grindr, des publicitaires reçoivent vos données GPS, les identifiants de l'appareil [utilisé pour se connecter] et même le fait que vous utilisez une application de rencontre gaie, dénonce l'activiste autrichien Max Schrems.

C'est une violation insensée des droits européens de confidentialité, souligne-t-il dans un communiqué du Conseil des consommateurs, un organisme indépendant bénéficiant de fonds publics.

Logo de Grindr qui représente un masque jaune.

Grindr se présente comme « le plus grand réseau mondial de rencontre pour les personnes gaies, bisexuelles, transgenres et queer ».

Photo : Grindr

Tinder et OkCupid sont aussi épinglées pour le partage des données de leurs membres entre elles et avec au moins 45 sociétés appartenant à leur propriétaire, Match Group.

D'autres applications, comme Qibla Finder (qui fournit aux musulmans la direction de La Mecque), MyDays (qui offre un suivi des périodes de fertilité) ou encore celle pour enfants My Talking Tom 2, sont aussi montrées du doigt.

Vingt mois après l'entrée en vigueur du RGPD, [un règlement général sur la protection des données, mis en place dans l'Union européenne en mai 2018], les consommateurs sont toujours amplement suivis et font l'objet d'un profilage en ligne, et n'ont aucun moyen de savoir quelles entités traitent leurs données et comment les arrêter, déplore le Conseil des consommateurs.

L'organisme, qui estime que de telles pratiques pourraient déboucher sur des cas de discrimination ou de manipulation, a porté plainte contre Grindr et cinq de ses partenaires auprès de l'Agence norvégienne de la protection des données.

Propriété du chinois Beijing Kunlun, Grindr n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires. Le groupe a expliqué au New York Times ne pas être en mesure de commenter un rapport dont il n'a pas reçu une copie.

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