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Produits faits de pissenlits, de lin ou de bois : Berlin mise sur la bioéconomie

Julia Klöckner pose dans un poulailler.

La ministre de l'Agriculture Julia Klöckner gérera l'enveloppe la plus importante du plan allemand visant à développer la bioéconomie, aussi appelée « économie biosourcée ».

Photo : Getty Images / Sascha Schuermann

Agence France-Presse

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un plan d'action sur la bioéconomie, doté de 3,6 milliards d'euros (environ 5,2 milliards de dollars canadiens) sur cinq ans, pour valoriser des ressources durables entrant dans des produits courants, en remplacement de matières fossiles comme le pétrole.

Ce plan prévoit entre autres de soutenir plus d'un millier de projets dans l'économie biosourcée, sous le pilotage des ministres de la Recherche Anja Karliczek et de l'Agriculture Julia Klöckner.

Le budget alloué couvre la période de 2020 à 2024 et se répartit à raison de 2,5 milliards d'euros (3,6 milliards de dollars canadiens) pour l'agriculture et un peu plus de 1 milliard d'euros (1,5 milliard de dollars canadiens) côté recherche.

Alors que nous devons importer beaucoup de matières premières fossiles, les renouvelables se développent au coin de la rue : dans nos prés, dans les champs et dans les bois.

Julia Klöckner, ministre de l'Agriculture de l'Allemagne

La bioéconomie utilise notamment des plantes, des micro-organismes et des champignons, à partir desquels sont développés des produits chimiques, des médicaments et d'autres matériaux entrant dans des biens de consommation, au lieu de les tirer du gaz ou du pétrole.

Les deux ministres ont vanté quelques exemples de produits issus de la bioéconomie, comme un pneu fabriqué à partir de pissenlits, une porte de voiture en fibre de lin au lieu de fibre de carbone, une corbeille en soie d'araignée synthétique, jusqu'à un casque de vélo très léger en bois.

Anja Karliczek discute avec Angela Merkel.

La ministre de l'Éducation et de la Recherche, Anja Karliczek, vue ici avec la chancelière Angela Merkel, est d'avis qu'à long terme, les produits biosourcés deviendront économiquement compétitifs.

Photo : Getty Images / AFP / John MacDougall

Les bioproduits durables seront économiquement compétitifs à long terme, a assuré Mme Karliczek, en raison notamment de la hausse progressive de la tarification de la tonne de CO2 inscrite dans le plan de protection du climat récemment adopté par le gouvernement.

Il s'agira aussi d'éviter des situations de conflits, a prévenu Mme Klöckner, car la demande croissante de matières premières renouvelables ne doit pas mettre en danger la sécurité alimentaire.

Un pareil plan destiné à valoriser la bioéconomie a été présenté en France début 2018 par le ministère de l'Agriculture.

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