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Une séance du conseil mouvementée à Shawinigan

Un agent de la Sûreté du Québec intervient auprès d'un citoyen.

L'expulsion de François Thibodeau (à droite sur la photo) de l'hôtel de ville de Shawinigan à la suite de son intervention enflammée a interrompu la séance du conseil pendant une dizaine de minutes.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Radio-Canada

Un citoyen s’est fait expulser de la séance du conseil municipal de Shawinigan mardi soir après avoir dénoncé avec véhémence le mauvais déneigement dans son secteur de la ville. Une pétition des résidents du secteur de Lac-à-la-Tortue a par ailleurs été remise aux membres du conseil.

François Thibodeau, un résident du secteur de Grand-Mère, s'est présenté devant le conseil municipal pour dénoncer le mauvais déneigement dans son quartier et son allocution s'est terminée avec l'intervention de la Sûreté du Québec.

Lors de la période des questions, le citoyen a raconté être passé près d'avoir un accident grave parce que le trottoir près du Maxi et du Dollorama sur l'avenue de Grand-Mère n'est pas déneigé. Il aurait été accroché par un rétroviseur.

Il a voulu interpeller les élus au sujet de ce problème, mais la conversation s'est enflammée. Touche-moi pas! s’est exclamé François Thibodeau devant l'agent de réglementation qui lui avait indiqué de regagner sa chaise, puis de se diriger vers la sortie de la salle.

La Ville a finalement appelé la Sûreté du Québec (SQ) en renfort. Deux agents ont amené l'homme à sortir de la salle du conseil. Il a finalement quitté l'hôtel de ville. Il n'a pas été arrêté.

C'était la première fois que Michel Angers avait à appeler la SQ lors d'une séance du conseil.

Michel Angers affirme que la Ville ne tolère pas que des personnes manquent de respect aux employés et aux élus de la Ville.

Au sujet du déneigement, le maire affirme que la Ville doit faire des choix, que tous les trottoirs ne peuvent pas être déneigés parce que ça coûterait trop cher.

Une pétition pour un recalcul de la taxe d’amélioration locale à Lac-à-la-Tortue

Un résident de Lac-à-la-Tortue a remis mardi soir une pétition de 524 noms au conseil municipal de Shawinigan.

Les signataires demandent que la Ville fasse un nouveau calcul de la taxe d'amélioration locale que doivent payer environ 1000 résidents qui ont accès à un nouveau système d'égout et d'aqueduc.

Ils doivent payer 30 % de plus que prévu en raison des dépassements de coûts du projet d’assainissement des eaux, soit 1175,26 $ en taxe d'amélioration locale en 2020.

Le projet devait coûter environ 43 millions de dollars et il en coûtera finalement près de 10 millions de plus, soit 52,5 millions de dollars.

Une femme au micro devant une assemblée assise.

Une résidente du secteur de Lac-à-la-Tortue, Nathalie Côté, a remis une pétition demandant un nouveau calcul de la taxe d'amélioration locale dans son secteur.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Lors de la période de questions, une résidente, Nathalie Côté, a rappelé que des gens touchés par cette hausse de taxe vivent beaucoup d'inquiétude. Elle demande à la Ville de répartir le montant des travaux de façon plus équitable.

Elle propose par exemple qu'une partie de l'argent que les résidents doivent payer soit absorbée par l'ensemble des contribuables et non juste par les résidents près du lac à la Tortue.

Le maire Michel Angers veut tenter de se faire rembourser une partie de l'argent du dépassement de coût en s'entendant avec les entreprises Pluritec et Allan, si possible, ou en entamant des recours judiciaires. L'argent ainsi récupéré serait remis aux citoyens. Tout ce qu'on va récupérer, on va leur donner, a déclaré le maire.

Des gens, de dos, assis dans une salle d'hôtel de ville.

De nombreux citoyens ont assisté à la séance du conseil municipal de mardi soir à Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

À la séance du conseil municipal, le maire Angers a réexpliqué que ce sont les résidents visés par les travaux d'amélioration qui paient la taxe.

Il a répété, comme dans sa lettre ouverte publiée mardi, que la Ville n'avait pas prévu que le projet coûterait plus cher.

La pétition va continuer de circuler en ligne et en version papier.

Avec les informations de Marilyn Marceau

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