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Premières Nations et industrie énergétique discutent de partenariats pour la prospérité

Plan large de sections de pipeline empilées.

La loi canadienne n'oblige pas à obtenir un consentement de toutes les nations autochtones pour donner le feu vert aux projets énergétiques, selon l'avocat spécialisé en loi autochtone, Sandy Carpenter.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Claudia Cantin

Plus de 500 participants dont des leaders autochtones, des gens d’affaires, des avocats et des entrepreneurs spécialisés dans des projets énergétiques étaient réunis à Vancouver mardi pour discuter de l'impact de l'inclusion par la Colombie-Britannique de la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Les participants ont discuté entre autres des opportunités ainsi créées pour une prospérité partagée grâce aux partenariats entre les Premières Nations et l'industrie énergétique.

Beaucoup de membres de Premières Nations en faveur des projets énergétiques et qui y sont déjà associées participaient d'ailleurs à ce sommet.

Aussi parmis les participants, des représentants de Canada Action une association créée par l'industrie pétrolière et gazière pour promouvoir leurs projets.

Deux chevalets de pompage devant les Rocheuses albertaines.

L' industrie pétrolière et gazière a crée une association dont le but est de promouvoir leurs projets énergétiques.

Photo : Radio-Canada

Lynn Nellis, présidente Canada Action, explique que beaucoup de gens soutiennent ces grands projets énergétiques. « [Pendant longtemps on a parlé du] droit de dire non à ces projets, mais on parle aussi aujourd'hui aussi du droit de dire oui aux projets de ressources, » affirme-t-elle.

Des retombées économiques pour les autochtones

Un entrepreneur autochtone JP Gladu, président du Canadian council for Aboriginal Business, encourage les premières nations à soutenir les projets énergétiques, car ils sont une source de redevances importantes qui peuvent changer la vie sur les réserves.

On parle de réconciliation économique, pour que nos communautés n’aient plus à gérer la misère comme elles le font depuis 150 ans.

JP Gladu, président, Canadian Council for Aboriginal Business

Il se dit fatigué de se battre et estime qu’ils doivent commencer à gérer leurs richesses en créant des opportunités d’affaires.

Des projets énergétiques contestés

Il y a trois projets énergétiques qui ne font pas l’unanimité en ce moment en Colombie-Britannique. Il y a le barrage hydroélectrique du Site C, le gazoduc Coastal GasLink, et l'oléoduc Trans Mountain.

Plan panoramique d'un chantier de construction dans une vallée traversée par une rivière, le tout partiellement recouvert de neige.

Le barrage du site C fait l'objet de deux poursuites civiles déposées par des Premières Nations.

Photo : Christer Waara/CBC

Sandy Carpenter, avocat Canadian Regulatory & Indigenous Law, dit que les opposants à ces projets sont voués à l’échec, car il y aura toujours selon lui des nations autochtones mécontentes et on ne peut pas satisfaire tout le monde.

« Les opposants peuvent continuer à s’opposer, mais s’ils bloquent les projets, ils vont devoir faire face aux autorités », ajoute-t-il.

C’est le cas du projet de gazoduc Coastal GasLink qui ira de l’avant, a confirmé le premier ministre de la province, John Horgan.

Une excavatrice sur un monticule de terre avec de la neige et la montagne en arrière plan.

Une excavatrice est immobilisée sur un tas de terre sur un chantier de Coastal GasLink près de Kitimat, en Colombie-Britannique.

Photo : Chantelle Bellrichard/CBC

« Il y a des chefs héréditaires qui n'ont pas consenti au projet [Coastal GasLink], mais, la plupart [...] soutiennent ce projet », affirme Lynn Nellis, présidente, Canada Action.

L’avocat spécialisé en loi autochtone, Sandy Carpenter, rappelle que la loi canadienne n'exige pas le consentement de toutes les Premières Nations autochtones.

Avec les informations de Benoît Ferradini et Noémie Moukanda

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